MAXENCE GRUGIER « LES CHANTS FUTURS DES MUSIQUES ELECTRONIQUES »


Enregistrement : Archives de La Spirale (1996-2008)

La bande son de notre quotidien, nous ne pouvons plus l’ignorer est presque entièrement dominée par la technologie. Du vrombissement souterrain du métro, aux vibrations de la circulation, en passant par le souffle du ventilateur estival, nos sons familiers sont générés par des machines. La musique n’échappe pas cette règle.

De techno qu’elle était, il y a dix ans, elle est devenue tout simplement « électronique ». Ou plutôt « musiques électroniques » au pluriel, puisqu’elles sont aujourd’hui multiples et parfois même indiscernables de l’analogique. Alors, à l’aube du troisième millénaire, nous pensions qu’il était intéressant de laisser s’exprimer les artistes, toutes générations confondues, qui ont participé à l’évolution d’un genre aujourd’hui incontournable.

Aussi, nous avons décidé de poser une question, et une seule, à tous ceux qui gravitent, de près ou de loin, dans l’univers des musiques électroniques : « Quelles évolutions envisagez-vous pour les musiques électroniques du futur ? ». À cela, ils ont bien voulu répondre...

Avec Holger Czukay du groupe Can, Mike Sandison et Marcus Eoin de Board of Canada, Olivier Alary d'Ensemble, Robin Rimbaud alias Scanner, Guy-Marc Hinant, fondateur du label Sub Rosa, Robert Henke de Monolake, Iara Lee, activiste et fondatrice du label Caipirinha Records, Jimi Tenor, antoine Schmitt et Vincent Leplay, Pierre Belouin, fondateur du label Optical Sound, Richard Pinhas, Lance, responsable du label Inaudible Records, Paul D. Miller aka Dj Spooky, Ryoji Ikeda, Akin Fernandez du label Irdial-Disc...


Interview : Max Renn alias Maxence Grugier
Traduction : Roxanne


HOLGER CZUKAY

Fondateur du groupe Can

On peut déjà constater que les grandes tendances ne sont plus aussi importantes qu’auparavant. Recourir à des procédés originaux (et secrets) pour forger sa propre identité : voilà les ingrédients de la réussite. Les possibilités d’émergence sont légion pour nous autres, passez moi l’expression, enfants de l’ère industrielle. Tous mes espoirs résident dans l’impact suscité par l’éternelle jeunesse des mouvements underground. Sans ces derniers, je pense que la musique ne progresserait pas. Grâce aux perspectives créatives qu’offre Internet, les maisons de disque semblent désormais archaïques. Et c’est tant mieux ! Les groupes virtuels se développent en empruntant peut-être l’apparence de personnes fictives. Et pourquoi pas ?

Mais je prends aussi en considération les valeurs traditionnelles de la composition. Un compositeur est en mesure d’exprimer sa sensibilité sans pour autant être «broyé» par les musiciens professionnels, les orchestres, les syndicats et chefs d’orchestres. De plus en plus, la notation de la musique est vouée à alimenter les musée de la musique, quoiqu’il me faille admettre que ceci est plutôt une bonne chose : le développement électronique tout entier est déjà en lice dans une compétition où aucun adversaire ne peut se mesurer à lui..

Pour résumer, je dirai que mon regard sur le futur est plutôt optimiste. Lorsqu’un "dilettante universel" tel que moi affirme qu’il est né au bon moment et que ses rêves d’enfants ont été exaucés, alors pourquoi les rêves des jeunes générations ne seraient-ils pas eux aussi en mesure de prendre corps ? Sur ce, bonne entrée dans le troisième millénaire !!


MIKE SANDISON & MARCUS EOIN - BOARD OF CANADA

Duo électronique (Warp Records)

Mike Sandison : L’avenir de la musique n’a jamais été aussi intéressant à envisager qu’aujourd’hui, et ceci parce qu’elle est désormais en mesure de se nourrir d’un riche passé. Je veux dire par là que les performances réalisées au cours des dix dernières années, qu’elles soient populaires ou underground, s’inspirent des courants qui ont émergés par le passé : les 60s, le funk et la disco des années 70. Aujourd’hui, des labels tels que Skam s’inspirent des années 80, et on peut vraiment supposer que cette décennie influencera et alimentera bientôt la musique actuelle. D’ici là, les genres musicaux auront épuisé toutes leurs possibilités sans plus pouvoir s’orienter où que se soit de connu. Et c’est là que l’aventure commence !

Marcus Eoin : L’afflux de musique générée par ordinateur prendra des proportions considérables, tout comme le flou artistique qui régnera dans les domaines légaux, tels que la protection des droits d’auteur et la distribution des samples. Internet, en faisant tomber un grand nombre de musiques dans le domaine public dès leur première diffusion, jouera un rôle considérable. Des multinationales telles que Sony et Microsoft chercheront à maîtriser le flux de données musicales et échoueront.


OLIVIER ALARY - ENSEMBLE

Nouvel espoir "pop décalé" du label Rephlex

La démocratisation des moyens de production en musique électronique, ainsi que la généralisation de logiciels et de produits «formatés» pousse l’utilisateur aujourd’hui à créer de l’attendu, de manière assistée. Rebirth, Cubase, ainsi que les synthétiqeurs actuels permettent, s’ils sont utilisés de manière déterminée par le programmeur, de ne faire qu’un type de musique préconçu et déterminée, au niveau structurel (4 temps), ou de l’esthétique sonore (synthèse analogique). La remise en cause de ces outils de production et la généralisation d’un questionnement à leurs sujets aboutira certainement à l’avènement d’une nouvelle forme de musique électronique. La création d’un nouveau langage musical s’étant toujours faite par l’appropriation ou le détournement des nouvelles technologies.


ROBIN RIMBAUD - SCANNER

Compositeur électronique (Sulphur, Sub Rosa, Mille Plateaux...)

La musique est un organisme en perpétuelle évolution. Il lui arrive parfois de vivre par delà ses propres frontières. La musique n’est ni une chose tangible, ni un quelconque objet. Et parce qu’elle est en constante mutation, il m’apparaît presque impossible de prévoir l’ampleur de son développement. J’ai cependant l’impression qu’elle fera de moins en moins appel à la technique. Elle aura de plus en plus tendance à privilégier le son, qu’elle façonnera et arrangera de façon considérable, puisque les progrès en matière de logiciels et de technologie digitale approfondissent le regard et enrichissent notre perception auditive, ouvrant ainsi la voie à un univers si vaste que nous pouvons à peine en mesurer la portée aujourd’hui.


GUY-MARC HINANT

Fondateur de Sub Rosa

On commence déjà à sentir que l'organisation des sons à partir d'un logiciel produit une manière nouvelle d'écouter, ou d'entendre ces sons - y a-t-il aujourd'hui une musique qui ne soit ni samplée, ni électronique ?

Il y a aussi un déplacement des lieux d'écoute - avant, très réduits et spécifiques (salles de concerts - kiosques...), puis c'est la diffusion électrique (radio - chaînes personnelles - grands magasins - ascenseurs...) maintenant, par la miniaturisation, le cd, le md..., la musique (en temps qu’organisation non aléatoire du son) va jusqu'à remplir les espaces en mouvement (avions - voitures - walkman - diskman...). jusqu’où va aller cette tendance? Le prévoir me semble moins intéressant que de la constater.

Pour ce qui est de l’avenir, il me semble assez vain de faire des prospectives (elles s’avéreront forcément fausses ou partiellement fausses). Ce que l'on peut encore dire cependant - au regard de ce qui se passe aujourd'hui - c'est que la notion 'd'original' tend à disparaître pour faire place à une série illimitée de réorganisation - les remixes. Remixes d'un même morceau (c'est alors x version du semblable), remix d'un artiste par un autre (ce sont alors deux univers sonores qui se fondent pour donner autre chose ou un hybride des deux) - ou encore remix de deux choses de natures différentes et qui donne une hybridation inattendue. Poussant cette notion plus loin, on pourrait imaginer un continuum se nourrissant en partie de lui-même (régénération), perdurant dans un éternel renouvellement.


ROBERT HENKE - MONOLAKE

Compositeur électronique (Imbalance, Chain Reaction, Din...)

La musique électronique relève à la fois de la technologie et de la musique. La musique est quelque chose de très ancien et ses règles fondamentales sont liées à notre perception de la hauteur (du ton), du temps, de la consonance, de la dissonance, etc. Depuis l’aube de l’humanité, l’évolution de la musique a toujours été liée à la quête de nouveauté, à l’exploration des nouvelles façons d’aborder l’expression et à la sophistication. Mais elle s’inscrit aussi dans le besoin de simplicité inhérent à la nature humaine, dans la nécessité qu’il y a d’appréhender des structures facilement assimilables, des mélodies remarquables, des sons harmoniques, etc. Le son a évolué, mais il n’y a pas de différence fondamentale entre la vieille folk music et la drum’n bass. Par contre, il existe une différence entre un chant grégorien et un morceau de musique informatisée. Ceci est lié à la technologie et cette vérité concerne toutes les formes d’art électronique. Les créateurs ont toujours été en quête d’outils susceptibles d’exprimer leurs idées. Les compositeurs n’ont eu de cesse de chercher à accéder à l’extrême diversité des sons, le but avoué étant de se les approprier pour les arranger en essayant de franchir les limites de l’instrumentiste face à la partition. Ceci est plus ou moins possible aujourd’hui, mais dans le futur, cela s’avérera bien plus facile, et le degré de sophistication sera nettement accru. L’utilisation d’ordinateurs générant à la fois du son et des partitions deviendra à la fois élémentaire et peu coûteux. Mais à l’exception de la recherche (dans le domaine de la musique aussi bien que dans celui de la technologie), ceci ne modifiera en rien l’essence de la musique. De nouveaux styles émergeront puis disparaîtront . Ils auront en commun l’exploitation de l’outil informatique, parce que de nos jours, personne ne frémirait d’excitation si quelqu’un avait l’idée incongrue d’apposer 88 cordes à une large structure métallique nécessitant une armada de pièces mécaniques pour produire de la musique. Il est peut-être plus intéressant de se pencher sur les phénomènes de mode, les styles, ainsi que sur ce qui crée les nouvelles tendances.

Et bien évidemment, on verra l’émergence de choses intéressantes liées aux nouvelles technologies. Les rapports entre le compositeur/interprète et l’ordinateur modifieront et faciliteront l’écriture de l’orchestration, le travail de recherche des sons pour des mélodies/harmonies/rythmes spécifiques sera au moins assisté par ordinateur.


IARA LEE

Fondatrice du label Caipirinha Records

En fusionnant, l’acoustique et l’électronique deviennent de plus en plus hybrides. Et l’inspiration est alimentée par tant de sources ! A Caipirinha, par exemple, j’invite les musiciens à collaborer avec les architectes. Ainsi, ils créent de la musique qui s’inspire de divers buildings. Nous essayons aussi de puiser notre inspiration à partir de nouveaux subgenres, tels le son microscopique. Tayleur Deupree, avec qui nous collaborons depuis longtemps, a compilé un cd : «Microscopic Sound» dans lequel les musiciens jouent en utilisant de minuscules fragments de sons qui créent des rythmes et des répétitions. De tels sons sont souvent créés à partir du son distinctif que produisent les logiciels de son pur et d’ondes ou à partir de timbres statiques produits par hasard. Il semblerait qu’il y ait dans ce domaine un fort potentiel d’évolution.

Au cours du prochain siècle, je pense que l’on ira au delà de la fusion entre le classique et l’électronique contemporaine. Ce qui suppose que la distinction entre nos pionniers et les musiciens classiques sera moins flagrante. Nous avons tenté de les relier en sortant une de nos premières modulations au voltage excellent : les racines et les fils de la musique électronique. Il s’agit d’un regard porté sur les tout premiers pionniers de la musique électronique, avec des compositions de John Cage, Pierre Schaffer, Iannis Xenakis, Luc Ferrari, Morton Subotnick, Ussachevsky, Luening, Max Mathews et Vittorio Gelmetti. Le précédant cd était quand à lui une vue d’ensemble sur la dance music, avec des artistes tels que Donna Summer, Africa Bambaataa, Juan Atkins, LFO, Derrick May, etc. Nous avons l’intention de réaliser un cd dans lequel la vieille et la nouvelle école collaboreront.

En matière d’art et d’expression, le siècle à venir privilégiera le métissage des média.


JIMI TENOR

Compositeur (Warp Records, Säkhö, ...)

J’imagine que la musique va devenir un véritable foutoir. Du moins je l’espère. Je ne pense pas que ce style informatique rigide ait de beaux jours devant lui. Je sais que les gens font dans le « portable » (le power book, comme on l’appelle aux USA), mais pour être honnête, ce portable-machin-chose n’est pas encore pour moi. Ma femme me rend dingue avec ces foutus portables, alors je pense que je vais dire que le millenium va swinguer grave !


ANTOINE SCHMITT & VINCENT LEPLAY

Software designer et ingénieur du son

Nous prévoyons une nouvelle génération de systèmes de musique générative. Les gens développeront un système de musique d’ambiance, qui produira un certain "type" de musique, avec un style et une personnalité propres, une musique qui sera à la fois infinie et toujours différente. Cette musique infinie sera composée et signée par des compositeurs. Chaque compositeur produira une musique différente. Mais il y aura de moins en moins de morceaux avec un début et une fin. Les machines improviseront la musique, de façon semi-improvisée.

Si vous souhaitez écouter un exemple d’application de ce concept, pianotez http://www.icono.org et vous pourrez entendre notre dernière production, « infinite cd for unlimited music ».


PIERRE BELOUIN

Fondateur du label Optical Sound

Il est possible que l'évolution musicale au siècle prochain soit de plus en plus décloisonnée. En effet la vente en ligne aux nouveaux formats permet à l'auditeur un choix plus précis, par le biais de ses propres associations d'idées, ou du portrait que certains commerciaux auront hélas pu dresser de lui. L'instrument de contrôle majeur que peut devenir internet pourrait permettre de proposer au jour le jour, selon l'humeur de l'utilisateur, des morceaux ou tendances musicales correspondant à son état. Cependant, si les majors toutes puissantes n'ont pas d'ici là pris le contrôle total du réseau, on peut espérer un développement positif du réseau indépendant et auto-produit. Et pourquoi pas songer à des mouvements musicaux de plus en plus précis et nombreux, rassemblant parfois des groupes d'afficionados très réduits ? Il est pourtant difficile d'envisager un mode de diffusion musical uniquement par le biais du réseau, compte tenu de l'importance fétiche de l'objet sonore matériel.


RICHARD PINHAS

Compositeur électro-analogique neuronal

Ce qu'il y a de bien c'est que la musique électronique du futur incarnera LA DIFFERENCE, et la définition propre de la différence c'est qu'on ne peut absolument pas la définir avec les outils ou les concepts qu'on a sous la main actuellement. Ce sera un pur process.

De même qu'il y a eu l'analogique puis le digital, on assistera a une mutation "bio-organique" silico-neuronales des machines et interfaces a produire des sons.

Comme on est passer du carbone au silicium, nous allons passer du silicium au « Neuronium ». De réseaux de neuronium(s) ! On obtiendra alors des cyborg-mutants qui écouteront une musique produite par des neurones sonores en réseaux.


LANCE

Responsable du label Inaudible Records

Je n’ai vraiment aucune idée de ce qui se prépare en matière de musique électronique parce que les évolutions sont souvent accélérées par les avancées (équipement/logiciels/productions techniques) technologiques. Or, tant que les progrès ne sont pas tangibles, on ne peut vraiment pas se faire une idée de ce qui sera. Mais si je devais essayer de deviner, je dirais que la musique électronique évoluera vers quelque chose de doux, très mélodique, plutôt downtempo. Le récent engouement pour la techno minimaliste pure, le d&b/drill&bass, le gabber et la musique expérimentale devrait encourager les oreilles à rechercher des sons plus doux et plus mélodieux. Peut-être assisterons nous à la réapparition de la house profondément mélodieuse, de la techno soul de Detroit ? Quoi qu’il advienne, je suis tout ouïe !


PAUL D. MILLER aka Dj SPOOKY

Dj, producteur, écrivain de science-fiction et philosophe

Tandis que nous glissons tranquillement du 20ème au 21ème siècle, je me demande quel sera la bande son du prochain siècle ? Lorsque je m’interroge sur le futur de la musique, je vois un événement considérable pointer à l’horizon de l’esprit humain : tout ce que à quoi vous PENSEZ peut devenir tangible. Il n’est pas un seul son que je ne puisse imaginer, et cela me donne le vertige. Notre siècle lègue aux générations futures le bruit et le collage , et je pense que le prochain siècle, en ce qui concerne les structures de la composition s’attachera au son et aux environnements contrôlés - comment échapper à l’environnement que l’on a créé ?. Je me rappelle combien le dub reggae était en avance sur l’imaginaire - soucoupes volantes, pochettes avec d’étranges marécages - pensez à n’importe quelle pochette de disque de Scratch Perry ou de Funkadelic/Parliement, et vous verrez où je veux en venir. La musique est toujours un miroir social dans lequel la réalité capable d’exprimer la réalité dans laquelle nous vivons - mais c’est le texte et sa permutation qui sont aptes à refléter ce qui POURRAIT ETRE. C’est là que réside le lien avec la science-fiction. La musique de demain devra inclure la technologie et lui attribuer un rôle - ce qui revient à dire que le musicien sera davantage un «imagineur» qu’un concepteur d’instrument. Mais une telle formule suppose un nombre infini de variations, c’est d’ailleurs ce qui lui permet de s’épanouir. Le monde devient de plus en plus étroit, et la musique sera une des alternatives (ça a toujours été le cas) dont pourra disposer l’imagination pour s’évader et ouvrir des horizons neuronaux susceptibles d’être explorés par autrui. Qu’est-ce que cela entraîne ? Le prothétique, le memtique, le psychologique - tout ce qui concerne le remixage de la musique tel que nous le connaissons aujourd’hui. Nous serons tous des djs. Que dire de cette situation ?

Elle impliquera les corps rhétoriques façonnés sur le net, les modes et les codes.- Tout cela concerne le volume d’information que l’on sera apte à manipuler. En cette fin de siècle, j’écris en considérant que pratiquement tout est possible, en matière de son. Je crois que l’on verra la réalité investir la place qu’occupe déjà la musique : l’univers des possibilités infinies. La chose bizarre qui me dégrise, c’est que les gens sont tellement conformistes ! En cette ère où tout est possible, les gens écoutent toujours les mêmes disques parce qu’ils ont soif de conformisme et cela étouffe une grande part de créativité. Je pense que le futur de la musique sera lié à la convergence de l’ingénierie génétique, de l’architecture, du pluralisme culturel accru sans oublier la nécessaire impulsion à créer de nouveaux niveaux de conscience. Pour être seulement considérée comme vaguement intéressante, la musique devra demeurer au delà de la réalité. Et parce qu’aujourd’hui la culture est sans cesse mouvante, cela me semble une tâche ardue.


RYOJI IKEDA

Compositeur de musique microscopique

Il est très difficile de faire de la prospective sur un sujet aussi évolutif que la musique, surtout quand il est aussi intrinsèquement lié à la technologie. Pour ma part, je peux d’ores et déjà dire que mon avenir en Europe sera une performance « Installation 2 » pour la Biennale d’Art Contemporain de Lyon avec Dumb Type, le 11 février 2000 pour une durée de 6 mois. Ainsi qu’une autre installation, « Flux », pour le projet du Millénaire d’Avignon, « La Beauté », le 23 avril 2000, accompagné d’une tournée en Europe du 12 mars au 9 avril.


AKIN FERNANDEZ

Responsable du label Irdial-Disc

Le futur ne devrait pas être le point de mire : seul importe l’instant présent...


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Titre : MAXENCE GRUGIER « LES CHANTS FUTURS DES MUSIQUES ELECTRONIQUES »
Auteur(s) :
Genre : Interview
Copyrights : Maxence Grugier
Date de mise en ligne :

Présentation

Les Chants futurs des musiques électroniques - Une série d'interviews tirée des archives de La Spirale.

A propos de La Spirale : Née au début des années 90 de la découverte de la vague techno-industrielle et du mouvement cyberpunk, une mouvance qui associait déjà les technologies de pointe aux contre-cultures les plus déjantées, cette lettre d'information tirée à 3000 exemplaires, était distribuée gratuitement à travers un réseau de lieux alternatifs francophones. Sa transposition sur le Web s'est faite en 1995 et le site n'a depuis lors cessé de se développer pour réunir plusieurs centaines de pages d'articles, d'interviews et d'expositions consacrées à tout ce qui sévit du côté obscur de la culture populaire contemporaine: guérilla médiatique, art numérique, piratage informatique, cinéma indépendant, littérature fantastique et de science-fiction, photographie fétichiste, musiques électroniques, modifications corporelles et autres conspirations extra-terrestre.

Liens extérieurs

Czukay.de/
Boardsofcanada.com/
Rephlex.com/
Scannerdot.com/
Subrosa.be/
Monolake.de/
Caipirinha.com/
Membres.lycos.fr/heldon/index.htm
Djspooky.com/
Brainwashed.com/ryoji/

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Musiques
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