NORMAN SPINRAD « POP CULTURE & CHAOS »


Enregistrement : Printemps 2008

Auteur d’une trentaine de romans qui oscillent, pour la plupart, entre science-fiction et littérature d’anticipation, Norman Spinrad fait partie des saints patrons de La Spirale. Depuis la publication en 1966 de son premier roman, Les Solariens, ce natif du Bronx amateur de culture rock a su traverser avec talent les décennies sans perdre un instant de son regard affuté sur le chaos du monde qui l’entoure.

Du Chaos final (1967), un tir à boulets rouge sur les pratiques colonialistes de l'après-guerre aux Années fléaux (1990), un recueil de nouvelles qui dressait le portrait d'une Amérique au bord de l'effondrement, en passant par Rêve de fer, une uchronie provocatrice autour d'Adolf Hitler, Jack Barron et l'éternité (1969), une vision acide du monde des médias sur fond d'immortalisme ou encore Rock Machine (1987), une ballade cyberpunk dans l'industrie du divertissement hollywoodienne, Spinrad a imposé sa patte, rebelle et contestataire, libertaire, violente et sexuelle.

Crise de transformation, contre-culture, dérive totalitaire, déclin de l'Occident, terrorisme et chaos... Après une première interview fleuve, réalisée de visu à la fin des années 90 dans son appartement parisien de la rive gauche, il était quelque part inévitable de renouer le contact avec notre cher barde du chaos à l'occasion de cette première édition thématique de la nouvelle Spirale.


Propos recueillis par Laurent Courau



J’ai beaucoup apprécié votre texte The Transformation Crisis que l’on trouve sur votre site web. Pensez-vous toujours que nous traversons l’époque la plus critique de l’histoire de l’humanité, voire l’époque la plus critique depuis l’apparition de la vie sur Terre ?

Oui, nous traversons la période la plus critique de l’histoire de l’humanité, passé et futur compris, à savoir l’ère de la Crise de Transformation qui a démarré avec Hiroshima et qui ne peut se terminer qu’avec l’effondrement de la civilisation industrielle par manque de ressources énergétiques et le passage à des formes d’énergie suffisantes et stables, ou au pire par la mort de la biosphère.

Dans ce sens, il pourrait s’agir de la période la plus critique depuis que la vie est apparue sur terre. Mais j’en doute. La plupart des formes de vies se sont éteintes lorsque la première bactérie photosynthétique a commencé à relâcher de l’oxygène, ce qui était toxique pour la biosphère de l’époque. Mais la biosphère a évolué et survécu. Je pense aujourd’hui que c’est à cette période que s’est produit le pire scénario.

On note depuis quelques années en France une diminution du nombre de nouveaux romans d’anticipation et de fiction prospective dans les rayons des librairies. Par contre, la littérature fantastique  et le thriller ésotérique à la Da Vinci Code semblent ne jamais s’être aussi bien portés. Comment analysez-vous ce changement ? Le futur serait-il devenu trop imprévisible pour les écrivains ou ferait-il dorénavant trop peur aux lecteurs qui préfèrent se réfugier, par exemple, derrière un ésotérisme de supermarché ?

La littérature fantastique requiert moins de connaissances de la part du lecteur pour comprendre ce qu’il lit, mais aussi moins de connaissances de la part de l’écrivain. Que ce soit en tant que lecteur ou qu’écrivain, le fantastique ne demande aucune notion des réalités politiques, économiques, technologiques et scientifiques du monde dans lequel vous vivez.
À côté de ça et quelle qu’en soit la raison, il est juste qu’aux USA et, d’après ce que vous m’en dites, en France aussi, les gens ont plus tendance à regarder vers le passé que vers le futur, qu’ils sont plus ignorants en termes de science et, disons, moins capables de faire la différence entre l’astronomie et l’astrologie.

Vous avez participé dans les années 60 à l’aventure du Berkeley Free Press. Avec le recul, les 60’s semblaient pleines d’espoirs et d’utopies, une sorte d’âge d’or en comparaison avec l’époque que nous vivons aujourd’hui. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur les années 60 et par rebond sur notre époque actuelle ? Avons-nous réellement « dévolué » vers le pire, en remplaçant les utopies d’antan par une série de dystopies ?

Il s’agissait en réalité du Los Angeles Free Press, le journal underground le plus diffusé de l’époque. Mon roman L’Enfant de la fortune résume ma vision de ce qu’il y avait de plus positif dans les années 60. Il ne s’agissait pas vraiment d’un âge d’or et je ne le pensais déjà pas à l’époque. Mais il y a eu un bond en avant dans l’évolution de la culture et des consciences. Souvenez-vous : pensez à la répression sexuelle qui sévissait avant les 60’s, aux inégalités entre les sexes, au racisme, à ce qui se faisait en termes de musique, de science-fiction et même de cuisine. D’un point de vue politique et économique, la "Révolution" a échoué. En tout cas aux États-Unis, c’est un peu moins le cas en France. Mais dans les domaines cités, des changements positifs ont eu lieu et se sont inscrits dans la durée.

J’ai noté que vous nous parliez déjà de la mort de la contre-culture dans votre livre Passing Through The Flame. Quelle est votre vision de la contre-culture ? S’agit-il vraiment d’un courant lié à un moment historique ? Ne s’agirait-il pas plus d’une constante culturelle et sociétale, d’un mouvement constant des marges vers l’intérieur qui nourrit in fine le système ?

La contre-culture, toute contre-culture en tant qu’agent du changement, se doit d’être un phénomène éphémère. Mais l’idée d’une contre-culture dans un rapport dialectique avec la culture établie de son époque peut et doit être dans une situation de mutation permanente. On peut rapprocher ça du concept de révolution permanente de Mao.

Vous avez récemment écrit plusieurs livres historiques ou liés à l’histoire, tels que Mexica, The Druid King et Osama The Gun. Outre le lien évident entre l’actualité récente et Osama the Gun, qu’est-ce qui vous a motivé pour revenir sur l’histoire des Gaulois et de la conquête de l’empire aztèque par les Espagnols ?

Le Roi druide est un cas particulier. J’avais écrit une version du scénario de Vercingétorix qui était bien meilleure que le film lui-même. Et des gens m’ont persuadé que je ne pouvais laisser se perdre cette version plus complexe et plus profonde de l’histoire.

Dans le cas de Mexica, ça fait des décennies que je suis fasciné par la manière dont Cortes a conquis le Mexique. C’était la première guerre médiatique. Ce qui m’avait amené par le passé à faire des recherches sur le sujet avec l’idée d’écrire une pièce de théâtre sur le sujet. Laquelle n’a jamais vu le jour. Et puis je me suis rendu au Mexique en qualité d’invité de Bruno Delaye, l’ambassadeur français du moment, pour réaliser diverses tâches dans le cadre de leur programme culturel. Ce qui a donné lieu à une conférence. Comme d’habitude, on m’a demandé quels étaient mes prochains projets de livres et j’ai spontanément répondu que ce serait peut-être un roman sur la conquête du Mexique. Le jour d’après, c’était dans tous les journaux et toutes mes recherches pour la pièce de théâtre qui n’avait jamais vu le jour me sont revenues en mémoire pour finalement me donner l’impulsion d’écrire un roman.

Pour en revenir à Osama The Gun, pourriez-vous nous présenter ce livre qui semble vous tenir très à coeur et nous expliquer les raisons qui vous ont poussé à l’écrire ? Est-ce qu’il s’agissait d’une réaction aux discours guerriers de l’appareil républicain ou plus généralement d’une réaction au fossé qui se creuse entre l’Occident et le monde musulman ?

Non, ce n’était pas une réponse à la machine de guerre républicaine ou même de manière plus générale à la guerre en Irak qui n’est elle-même qu’un épisode supplémentaire du clash entre l’Islam et la civilisation occidentale, clash qui dure depuis plus d’un millier d’années. Un choc qui s’est récemment transformé en guerre ouverte, avec d’un côté un Islam terroriste et de l’autre les pouvoirs militaires et économiques américains et occidentaux. Mais le terrorisme n’est rien de plus qu’une stratégie. La vraie question est celle des objectifs. L’objectif de Ben Laden et des jihadistes est d’unifier l’Islam au travers d’un nouveau califat théocratique. Nous pouvons trouver ça répugnant, mais il s’agit pour eux d’un but idéaliste, ce qui a donné naissance à un terrorisme islamiste idéaliste. Et c’est là l’Osama du titre de mon livre, ce n’est pas Ben Laden.

Pensez à l’impact qu’ont eu les Rolling Stones, pensez à Sympathy for the Devil.
Nous avons besoin de ça. Des deux côtés.

Toujours à propos des États-Unis, pensez-vous comme d’autres observateurs nationaux et internationaux que le pays risque de connaître une dérive totalitariste sur fond de crise économique latente ?

Le pays vient de traverser une période de sept ans de dérive totalitaire après le 11 septembre, et ça a d’ailleurs été beaucoup plus loin qu’une simple dérive. La suite des évènements va dépendre du résultat de la prochaine élection présidentielle. Je suis plutôt optimiste. Il m’est difficile d’imaginer qu’un républicain soit de nouveau élu après ce qui est maintenant reconnu comme la présidence la plus désastreuse de l’histoire des USA.

Mais il y a bien une énorme crise économique en gestation. Elle a commencé avec le niveau d’endettement qui est devenu insupportable, l’effondrement du crédit, la crise du système de santé, et le krach imminent du système bancaire. Mais je ne crois pas que cette crise puisse enfoncer le pays vers un système plus à droite qu’il ne l’est déjà. La droite est en très grande partie responsable de ce foutoir et n’a pas de solutions pour répondre à cette situation. La Grande Dépression des années 30 avait poussé le pays vers la gauche. Je crois que c’est ce qui va de nouveau arriver. D’autant plus qu’Herbert Hoover faisait figure de modéré en comparaison de George W. Bush et de sa clique,.

Est-il vrai que vous aviez subi des pressions de la part de l’église de Scientologie suite à la parution de votre roman Les Miroirs de l’esprit ? Et comment expliquez-vous le besoin actuel de croire en Occident, notamment par le biais de cultes marginaux ?

Oui, c’est vrai. Et c’est pour cette raison que je préfère ne plus aborder le sujet de manière publique.

Je crois que les religions occidentales, les trois grandes religions monothéistes, le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, sont des religions de croyances et de lois fondées sur ces croyances. Et ces croyances, particulièrement dans le cas du Christianisme en Europe et en Amérique, ont de moins en moins de crédibilité dans le monde moderne.

Mais les religions orientales comme le Bouddhisme, le Taoïsme, le Zen et même d’une certaine manière l’Hindouisme, ne peuvent pas être considérées de la même manière. Ce sont plutôt des moyens d’accéder à des stades de conscience supérieurs, des religions expérimentales. Ce qui me semble nettement moins conflictuel avec le zeitgeist (expression allemande que l’on pourrait traduire par « la pensée du temps ») moderne. On ne vous demande pas de croire en quelque chose, vous suivez un chemin vers ce but d’élévation. Et de plus en plus de cultes vont dans ce sens.

L’année suivante, vous mettiez en scène une Russie triomphante dans Le Printemps russe. De nouveau, la réalité semble se préparer à rejoindre vos prédictions avec une économie russe, certes non plus soviétique, mais dopée par l’envolée des valeurs énergétiques. Que pensez-vous des liens entre ce que vous annonciez dans vos écrits et l’évolution du monde ? Avez-vous le sentiment d’avoir pressenti et annoncé certaines évolutions ?

En effet, mes prédictions sur les États-Unis dans Le Printemps russe se sont malheureusement révélées plutôt justes. Je n’avais pas prédit la désintégration de l’Union Soviétique, mais j’avais annoncé le coup d’état raté qui en fut la cause. Mon roman Jack Barron et l’éternité annonçait de bien des manières la fusion de la politique et du show-business, mais ce sont finalement les présentateurs des talk-shows de droite qui se sont engouffrés sur cette voie. Pictures at 11 prédisait la bombe sale et qu’elle ne serait pas utilisée, ce qui s’est passé.
Mais pour moi, le jeu n’est pas de réaliser de prédictions qui s’avèreront exactes. Il s’agit plus d‘explorer un éventail de possibilités, indépendamment du fait qu’elles se réalisent.

Et quel est pour vous le rôle d’un écrivain à l’aube du XXI° siècle ? Certains, comme le Français Maurice G. Dantec que vous connaissez, n’hésitent pas à comparer l’écriture à un art martial…

Pour moi, le rôle d’un écrivain reste ce qu’il a toujours été et ce qu’il sera toujours. Raconter des histoires vraies qui engagent l’esprit et touchent le cœur. Je suis Kipling là-dessus :

« There are nine and sixty ways of composing tribal lays

And every single one of them is right.
»

Maurice G. Dantec m’avait un jour annoncé lors d’une interview la fin imminente de toute aventure humaine. Aujourd’hui, avec l’émergence de nouvelles techniques de contrôle comme le traçage par l’ADN et les puces RFID, on peut se demander si nous n’allons pas vers la fin du libre arbitre, soit de l’aventure humaine au sens individuel du terme. Partagez-vous cette crainte ?

Je n’aime pas cette technologie. L’usage qu’on pourrait en faire m’effraie. Mais bon, comment ne pourrais-je pas suivre Gregor Markowitz là-dessus ?

« Plus une société est organisée, moins elle peut supporter de phénomènes aléatoires. Et plus elle est facile à renverser. » Ou un truc du genre… Je n’ai pas de copie de La Théorie de l’entropie sociale sous la main.

Et pour rebondir sur la question précédente, je suppose que l’écriture peut en effet se comparer à un art martial.

Pensez-vous comme un nombre croissant d’observateurs qu’il va nous falloir aller jusqu’à l’accident environnemental, technologique ou pandémique avant de redresser la barre ? Et si ce n’est pas le cas, où placez-vous vos espoirs pour notre avenir et l’avenir de la vie sur cette planète ?

La Crise de Transformation constitue ma réponse à cette question. C’est une crise qui a commencé voilà plusieurs décennies. Nous n’en sortirons pas avant quelques décennies de plus. Les gens se trouvent de plus en plus confrontés à certains aspects de cette crise : les risques de guerre nucléaire, la crise de l’énergie, les changements climatiques.

La Crise de Transformation est aussi ma vision de ce que pourrait être notre futur, si nous réussissons à survivre à cette crise, non seulement sur cette terre… mais aussi au-delà : arriver à établir une civilisation dotée de sources d’énergie suffisantes, et d’un savoir sophistiqué de la gestion des biosphères, qui transcenderait les aberrations que sont la guerre, le chauvinisme, pour nous permettre de survivre un million d’années à notre propre histoire.

J’ai pris connaissance sur votre site de votre départ de Paris et de vos démêlées avec les éditeurs new-yorkais. Comment expliquez-vous la situation actuelle où les auteurs, tout supports confondus, sont soumis au diktat des marchands ?

Les moyens de subsistance des auteurs ont toujours été soumis au diktat des marchands. Mais le vrai problème n’est pas là. Dans le cas des États-Unis, le vrai problème est que l’ensemble du système (les marchands, les éditeurs, les chaînes de magasins) est devenu complètement dysfonctionnel. Ce n’est même plus la question d’une maximisation démoniaque des profits à tout prix et comme seul but. Bien qu’il y ait de ça aussi. C’est simplement que le business model est obsolète et ne répond même plus à sa fonction.

Les livres sont achetés sur la base des ventes précédentes de l’auteur, elles-mêmes déterminées par BookScan, une division de Nielsen, la société qui produit déjà les statistiques d’audience télévisuelle. Deux chaînes, Barnes & Nobles et Borders, sont en situation de monopole absolu sur le marché du livre. Et dans les deux cas, une seule et unique personne s’occupe d’effectuer une sélection parmi les centaines ou les milliers de livres produits chaque année dans chaque catégorie pour l’ensemble de leurs magasins. Il est donc impossible à leurs acheteurs de lire tous les livres et de prendre des décisions fondées sur la qualité des ouvrages, leur valeur littéraire, voire leur potentiel commercial. Tout est fait automatiquement par l’intermédiaire d’ordinateurs. C’est pour eux le seul moyen d’y arriver. Il n’y a pas d’autre alternative dans un tel système.

Il n’y a plus d’humain au poste de contrôle. C’est ce contre quoi les écrivains se rebellent aux États-Unis. En France, ça reste encore un peu différent. La FNAC ne domine pas le secteur des ventes de livre comme le font Barnes & Nobles et Borders aux USA. Il reste encore de nombreuses librairies indépendantes et vivantes. Et les politiques gouvernementales françaises semblent déterminées au travers de différentes administrations à protéger le patrimoine littéraire. Un tel concept, sans même parler d’une politique concertée, est complètement inconnu aux USA.

Ce numéro de La Spirale est consacré au chaos, sous ses diverses formes. Vous avez travaillé très tôt sur le concept de chaos. Que représente le chaos pour vous aujourd’hui ?

C’est une question à laquelle je ne peux pas répondre en quelques lignes. Si c’était le cas, La Spirale ne consacrerait pas un numéro entier au chaos. Le chaos n’est pas l’anarchie, l’anarchie n’est pas le chaos. Le chaos n’est pas même l’absence d’organisation, ou de motifs répétitifs. Le chaos n’est pas l’entropie au sens classique du terme en physique. Le chaos est l’indéterminisme. Le chaos est la liberté qui découle de la multiplicité des réalités. Pour faire court, le chaos est la nature de la réalité même.

La matière est une illusion, l’énergie est une illusion, nous sommes des illusions. Seul le chaos est réel.

Vous avez consacré une part importante de votre vie à anticiper les mouvements sociaux, scientifiques et géopolitiques au travers de vos écrits. Pour terminer cette interview, j’aimerais simplement vous demander quels sont vos souhaits et quelle est votre vision de notre futur à la fois proche et lointain ?

Il s’agit de nouveau d‘une question difficile. C’est une question à laquelle un livre entier ne suffirait pas à répondre. C’est une question à laquelle je me suis efforcé de répondre au travers de quarante années d’écriture et de nombreux livres… et ainsi de suite.

Je ne peux pas vous fournir de réponse rapide. J’ai passé ma vie d’adulte à tenter de répondre à cette question.


Commentaires

Vous devez vous connecter ou devenir membre de La Spirale pour laisser un commentaire sur cet article.

A propos de cet article


Titre : NORMAN SPINRAD « POP CULTURE & CHAOS »
Auteur(s) :
Genre : Interview
Copyrights : Laurent Courau
Date de mise en ligne :

Présentation

Auteur d’une trentaine de romans qui oscillent, pour la plupart, entre science-fiction et littérature d’anticipation, Norman Spinrad fait partie des saints patrons de La Spirale. Depuis la publication en 1966 de son premier roman, Les Solariens, ce natif du Bronx amateur de culture rock a su traverser avec talent les décennies sans perdre un instant de son regard affuté sur le chaos du monde qui l’entoure.

Liens extérieurs

Ourworld.compuserve.com/homepages/NormanSpinrad/
Fr.wikipedia.org/wiki/Norman_Spinrad

Thèmes

Littérature
Activisme
Science-fiction

Mots-clés associés

Norman Spinrad
Science-fiction
Cyberpunk
Chaos

Contact

  • Captcha capttchaaa

Connexion


Inscription
Lettre d'informations


Flux RSS

pub

Image aléatoire

pub
« Vingt-trois »
© Laurent Courau
pub

Contenu aléatoire

Texte Texte Texte Texte Texte Photo Graphisme Photo Texte