AGNÈS GIARD « LE DICTIONNAIRE DE L'AMOUR ET DU PLAISIR AU JAPON »


Enregistrement : 02/01/09

Quatre années sont passées depuis la publication du premier livre d'Agnès Giard, Le Sexe bizarre, aux éditions du Cherche-Midi. Une période mise à profit par cette passionnée de l'étrange, du beau et du bizarre pour publier deux livres. L'excellent L'Imaginaire érotique au Japon sorti en 2006 chez Albin Michel et enfin le mois dernier un Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon qui complète l'ouvrage précédent.

Une occasion de revenir sur le cas très particulier de cette collaboratrice occasionnelle de La Spirale et journaliste spécialisée dans les contre-cultures, les nouvelles technologies et l'érotisme, pour des revues françaises et étrangères telles que Marie-Claire, L'Écho des Savanes, Elle, Technikart, Biba, Marquis (Allemagne) ou SM Sniper (Japon).



Commençons par les fondamentaux et une double question. Pourquoi le sexe et pourquoi le Japon ?

Tout d’abord pourquoi le Japon. C’est par là que tout a commencé. J’avais dix ans lors de la diffusion de la série Captain Harlock (Albator). Les dessins animés de l’époque, américains ou français, ne délivraient qu’un message insipide, basé sur l’opposition simpliste des bons et des méchants. L’éternel combat du bien contre le mal, assorti de répliques répétitives du style : « Je reviendrai, et ma vengance sera terrible ». Avec Captain Harlock, le monde rassurant des platitudes et des certitudes vole en éclat. Dans le premier épisode, un peu comme dans le dessin animé Akira, il y a cette vision d’une énorme boule noire qui détruit tout. Une race de femmes extra-terrestres, les Sylvidres, attaque la Terre. Sauf qu’elles ne viennent pas pour envahir la terre, mais pour la sauver. Les humains – que notre héros protège à contre-coeur – sont les seuls coupables de l’anéantissement qui les menace. Et ces Sylvidres – qui, en réalité, reviennent pour protéger leur planète-mère des ravages humains – apparaissent finalement comme de tragiques héroïnes. Avec Captain Harlock - et plus tard avec Tanizaki, Oé, Kawabata ou Mishima -, j’ai découvert qu’il ne fallait pas chercher la cause du mal ailleurs qu’en soi. Dans l’occident monothéiste, l’homme est la victime des forces obscures (le diable, les pulsions, les femmes, etc) et il essaie de trouver du réconfort en s’adressant à un dieu qui lui aussi se situe « à l’extérieur ». L’homme occidental a besoin de son papa Yahvé-Allah pour le guider, pour lui dicter les tables de la loi, pour le punir et pour le récompenser. C’est une sorte d’assisté infantile, qui réclame la carotte et le baton. Même à l’époque moderne, il continue à avoir besoin de béquilles : il veut qu’on lui implante des puces, qu’on lui greffe des prothèses, qu’on lui reprogramme le cerveau, parce qu’il pense que tout seul il ne pourra jamais se tenir droit.

Au Japon, on pense qu’un homme – un vrai – n’a pas besoin de respecter des règles ni des interdits accompagnés de menaces d’enfers. Dans le shintô, il n’existe aucun texte de loi indiquant « Tu ne commettras point… ». Comme l’explique Jean Herbert (Aux Sources du Japon, le shintô, Editeur A. Michel Mayenne - 1964), cette religion part du principe que l’homme « ne doit pas avoir recours à des principes moraux, principes qui autrement exerceraient sur lui une action paralysante et empièteraient sur la liberté qui est son héritage et dont il a besoin ». Dans son ouvrage L’Esprit de rénovation, le philologue Motoori Norinaga (1730-1801) l’explique aussi clairement : « Puisque les êtres humains ont été produits par l’esprit des deux dieux créateurs, ils sont naturellement doués de la connaissance requise sur ce qu’ils doivent faire et ce dont ils doivent s’abstenir. Ils n’ont pas besoin de se casser la tête avec des systèmes de morale… ».

Dans ce pays de l’immanence, Dieu n’est pas en dehors de l’homme. La paradis n’est pas ailleurs qu’ici et maintenant. Et si nous souffrons, c’est uniquement par manque d’intuition ou parce que nous n’avons pas su relativiser un problème. Voilà ce que j’ai appris avec Captain Harlock : la théorie de la relativité. Rien n’est bon ni mauvais en soi. Ca dépend de ce qu’on en fait. Accessoirement, j’ai aussi appris que l’homme de ma vie serait un post-punk, habillé en noir et plutôt perturbé.

Pour rebondir sur la première partie de ma double question précédente, qu'est-ce qui t'a amené à choisir l'angle de l'érotisme pour parler du Japon ? Et de manière plus générale, comment en es-tu venue à consacrer une part importante de tes recherches et de tes écrits à ces sujets ?

Le concept du plaisir peut sembler anecdotique, mais il est fondamental pour décrypter la civilisation japonaise, qui repose entièrement sur la sacralisation du sexe, les rituels de fertilité et la notion d’harmonie.

Qu'est-ce qui a motivé l'écriture de ce Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon après l'excellent L'Imaginaire érotique au Japon qui semblait déjà pléthorique en la matière ?

Le premier livre n’était qu’une mise en bouche. J’ai dû en retrancher 100 pages et il y avait encore mille choses à dire. Impossible de rester sur une frustration pareille.

Surtout qu’il me restait encore plein de questions à résoudre : pourquoi les phallus des shunga ont-ils l’apparence noueuse de troncs d’arbre par exemple ? Pourquoi les courtisanes ont les poils pubiens peignés comme des cheveux ? Pourquoi les amants des estampes ont-ils des corps en forme de haricot blanc ? Pourquoi les Japonaises refusent de prendre la pilule ? Pourquoi les Japonais utilisent-ils tellement de vibromasseurs ? C’est passionnant de voir que certaines pratiques ont des origines très anciennes, ancrées dans une tradition religieuse et esthétique.

L'érotisme japonais, tel qu'il est grossièrement résumé dans les médias occidentaux, se limite au cinéma de Nagisa Oshima et à des distributeurs publics de petites culottes portées. Peux-tu résumer brièvement ce qui différencie l'érotisme japonais de l'érotisme occidental, ou plus spécifiquement de l'érotisme hexagonal ?

Je ne pense pas que les Japonais aient des fantasmes plus nombreux ou plus variés que les nôtres. Ils ont juste moins de scrupules à représenter ces fantasmes et à les mettre en scène dans le domaine de l’imaginaire. L’autre différence, essentielle, c’est qu’ils n’ont pas peur du plaisir. Ils n’ont pas peur non plus de mélanger le sexe et l’argent. Ni le sexe et la violence. Ils sont conscients que la libido plonge ses racines dans des zones d’ombre. Ils ne nient pas l’attirance que certains fantasmes exercent sur nous. Ils n’ont pas honte de leur corps. Ils ne se sentent pas obligés de jouer au mâle viril (ou à la bimbo glamour). Ils trouvent amusant de se déguiser et de jouer sur l’ambiguïté des genres masculin-féminin. Ils ne se sentent pas humiliés à l’idée d’éprouver du plaisir par l’anus. Ils ne placent pas leur orgueil dans le fait d’être vierge ou fidèle. Ils se méfient des doctrines, des discours et des déclarations d’amour. Ils préfèrent le non-dit, l’inachèvement, le mouvement, l’émotion impalpable, tout ce qui est flou, volatile, mobile, vivant.

Et qu'en est-il plus spécifiquement en terme de morale et en ce qui concerne les tabous dont j'imagine qu'ils sont présents comme ailleurs, mais se situent peut-être parfois sur un autre plan qu'en Europe ?

Au Japon, il n’y a pas de tabou religieux concernant la sexualité : faire l’amour est au contraire considéré comme un acte sacré, qui participe de l’acte divin. C’est en faisant l’amour que les dieux ont créé le monde. En se laissant envahir par le désir, en se laissant emporter par le plaisir, par cette force motrice qui anime toutes choses sur terre, les humains deviennent donc l’égal des dieux. Ils luttent contre les forces de la mort et de l’anéantissement.

En revanche, il y a un tabou sur l’expression des émotions. Il faut avoir le visage comme un masque impassible. Le Japon est un pays qui impose une dictature extrême sur les sentiments : on n’a pas le droit de les exprimer en public. Du coup, l’émotion est transgressive, subversive, érotique. Ce qui explique pourquoi les Japonais sont plus excités par le visage d’une femme que par sa nudité. Le visage d’une femme qui rougit, qui frémit, qui se laisse envahir par les émois amoureux et sensuels… rien n’est plus beau, rien n’est plus bandant, pour un Japonais.

Quelles furent les réactions des premiers concernés, les Japonais eux-mêmes, à tes explorations de leur imaginaire érotique ?

Ils sont extrêmement curieux de savoir ce que l’on pense d’eux à l’étranger. C’est une sorte d’obsession. La traduction de mon premier livre en Japonais (en 2009) sera probablement sanctionnée par de nombreuses critiques car je touche au vif d’une blessure encore ouverte : en 1854, quand le Japon a été obligé d’ouvrir ses frontières aux colons occidentaux, il a subi de plein fouet le choc humiliant de cette invasion. Au regard des premiers touristes occidentaux, les Japonais n’étaient que des « singes jaunes », des barbares aux moeurs dévoyées, des adorateurs de phallus, des polygames amateurs de femmes faciles et totalement dénués de la moindre pudeur. La sexualité, depuis cette époque, est un sujet délicat à traiter.

Tu expliques au détour d'un chapitre que l'acte déviant y est légalement punissable, mais qu'il existe une grande tolérance en matière de représentation fantasmatique avec pour résultante des statistiques très faibles en matière de criminalité sexuelle sur l'archipel. Peux-tu revenir sur ce point qui me semble essentiel : la différenciation de l'acte et du fantasme ?

Au Japon, on part du principe qu’aucun fantasme n’est condamnable du moment qu’il se réalise dans le domaine de la fiction, sous forme de scénarios en costume, de jeux vidéos ou de films avec trucage. Si ça ne fait de mal à personne, pourquoi l’interdire ? Certains hommes politiques pensent que non seulement ça ne fait de mal à personne, mais que ça permet de se défouler sans danger. Le vrai danger, pour eux, vient plutôt du côté des frustrés et des refoulés qui refusent de satisfaire leurs fantasmes « pour de faux » et qui, souvent, finissent par passer aux actes de façon violente dans la réalité. Ont-ils vraiment tort de penser ainsi ? Les chiffres semblent leur donner raison.

Il faut se méfier de ces chiffres bien sûr, mais – officiellement – le Japon affiche un des taux de criminalité les plus bas au monde. Les viols, les kidnappings de petites filles, les meurtres de prostituée, les actes pédophiles semblent si rares que chacun d’entre eux génère à travers tout le pays une onde de choc énorme. C’est, à chaque fois, un drame national, comme si les Japonais se sentaient collectivement responsables du crime… Il y a plusieurs explications à ça, mais la principale c’est peut-être effectivement que la sexualité est considérée comme une forme de catharsis.

Il y a un esprit de corps au Japon : les enfants dorment avec les parents jusqu’à 13-14 ans. Les collégiens s’amusent à pisser de concert. Les salarymen vont au bordel ensemble. On se purifie en prenant son bain, en groupe. Et c’est aussi en prenant son bain qu’on découvre son corps. Le plaisir sexuel permet de se purger, de se nettoyer de toutes les frustrations. Il permet aussi d’exorciser certains démons, ce qui explique pourquoi les dessins animés érotiques mettent si souvent en scène des fins du monde et des invasions d’aliens octopodes. Toutes ces catastrophes ne semblent jamais servir que de préliminaires : les victimes – des jeunes filles violées, ligotées, dévastées – finissent par triompher de leurs bourreaux en jouissant. Et cette jouissance revivifie le monde dont elles deviennent les sauveuses. De la même manière, les Japonais reconstruisent le sanctuaire d’Isé tous les 20 ans : il faut d’abord détruire le monde pour le sauver. Ce qui me ramène à Captain Harlock et à cette invasion violente de Sylvidres qui symbolisent la vie, l’amour, la puissance dévastatrice du désir.

Autre point essentiel relevé en quatrième de couverture de ce livre, la dimension « extra-sexuelle » de cette culture érotique qui recouvrirait une palette d'émotions bien plus large que celles liées à la sexualité. Est-ce à dire que la frontière est plus fragile ou plus fine, entre les différents types d'émotions ou d'affections des sens qu'en Occident ?

D’après une étude menée en 2005 aux Etats-Unis, les adolescents américains considèrent que seule la pénétration vaginale relève de l’acte sexuel. La fellation et la sodomie ne sont donc pas « péché ». En France, il arrive aussi souvent que des bons pères de famille viennent dans des soirées SM sans leur compagne, et en toute bonne foi : « Je ne trompe pas ma femme : je ne fais pas l’amour. Je me fais juste flageller ! ». Quand on leur demande si cela leur procure un plaisir sexuel, ils bégaient « Oui, mais je n’éjacule pas forcément. » Bref. Ils se croient libérés alors qu’ils reproduisent le même schémas réducteur que les puritains (qui voudraient que le sexe se limite à l’éjaculation dans l’utérus). Dans les cultures monothéistes, on essaye toujours de limiter et de restreindre l’activité sexuelle au strict minimum : il faudrait si possible faire l’amour sans prendre de plaisir et juste pour procréer !

Au Japon, où la culpabilité judéo-islamo-chrétienne n’a pas trop (je dis bien pas trop) pollué l’atmosphère, tout ce qui peut stimuler la libido est considéré comme relevant de la sexualité… à commencer par le baiser profond. Traditionnellement, les prostituées embrassent. Ca fait partie des prestations. Les Japonais sont même prêts à payer toutes sortes de suppléments pour se faire masser le pénis avec du vin rouge, prendre un bain avec une jolie fille dans une cuve remplie de gel vert, simuler un viol dans un décor en carton-pâte, simuler un rendez-vous romantique avec une fausse petite copine ou se procurer sa culotte « en seconde main »… En dehors de la pénétration génitale, il existe donc au Japon plein de façons de jouir. Je dirais même plus : en dehors de la jouissance, il existe plein de façons de désirer, d’être ému(e), d’être excité(e) ou d’être comblé(e). Et il y a des femmes/hommes/onabe qui se font grassement payer pour offrir cela dans des établissements de nuit. De même qu’à l’époque Edo, les courtisanes de haut rang se faisaient payer très cher pour offrir au client l’illusion d’un attachement sentimental. Ces courtisanes étaient des prostituées. Mais au Japon, plus une prostituée « enrobe » le coït, plus elle est recherchée. Celles qui font la passe coûtent moins cher que celles qui jouent le jeu de la séduction.

L'entrée de ce dictionnaire consacrée au kitsune m'a particulièrement intéressé. Quelle est la place du fantastique dans la culture japonaise contemporaine. Le Japon semble toujours tiraillé entre les croyances animistes de son passé (fantômes et autre esprits de la nature shintoïstes) et son hyper-modernité. Ce qui manque peut-être cruellement dans nos contrées... ?

Il m’arrive souvent de comparer le Japon aux pays animistes d’Afrique noire, le Cameroun par exemple, où j’ai vécu toute mon adolescence : la seule différence entre les deux c’est que le Japon est un pays riche qui a développé – dès le XVIIIe siècle – une culture de la consommation et du loisir (en accordant au plaisir une importance proportionnelle au temps libre). Dans ces deux pays, la croyance aux esprits, aux ancêtres, est très forte. Les gens s’endorment en pensant que leurs âmes vont voyager hors du corps, rencontrer d’autres âmes, et peut-être ne plus revenir… Les gens vivent dans la paranoïa, dans la peur des forces obscures, des ensorcellements, des choses néfastes et du mauvais oeil. Mais en même temps, ils se sentent rassurés en permanence par ces présences vivantes autour d’eux : ils ne sont jamais seuls. Dans leur corps coule le même « sang » qui irrigue les pierres, l’eau, la terre et les étoiles… Ce qui génère une vision du monde profondément optimiste. Là-bas, on fait partie d’un grand tout, avec le sentiment intime que tout se recycle, que la vie se perpétue sous des formes diverses et qu’on est ici, sur terre, pour s’épanouir.

Je t'ai posé plus haut la question de la réaction des Japonais à ton travail. Mais qu'en est-il ici en France ? Pour ce que j'en sais, ton précédent livre s'est très bien vendu. Les mangas et les animes font maintenant partie du paysage hexagonal. Dirais-tu que la France est prise d'une vague de "japonophilie" ?

Il semblerait que la France soit le plus grand consommateur au monde de produits japonais (en dehors du Japon lui-même), passant très récemment à la première place devant les Etats-Unis. Tout ça grâce au Club Dorothée et à Récré A2 probablement… Mais ça va bien au-delà d’une mode. C’est quelque chose de plus profond. Je crois que le Japon nous apporte – sur le plan idéologique – l’espoir d’être heureux et libre. Je fais partie d’une génération qui a appris, par le biais des dessins animés et des arts martiaux, que la force n’est pas une question de muscle mais d’adaptation dynamique, que la beauté ne relève pas de la plastique mais du charisme, que l’amour est une progressive découverte de l’autre (non pas un coup de foudre) et que la haine découle uniquement de l’ignorance. Nous avons appris à nous méfier des doctrinaires ou des Ayatollahs, et à leur préférer Hello Kitty (une petite chatte sans bouche) parce qu’elle sait écouter. Nous avons compris que pour atteindre un but dans la vie, il fallait d’abord apprendre à changer, à évoluer, à ne pas avoir d’opinion ni de passion définitive. Nous avons même compris que pour atteindre un but, il fallait apprendre à y renoncer, parce que les choses que nous croyons importantes au départ peuvent se se révéler futiles… La culture japonaise est modelée par une géographie volcanique, marquée par l’idée que tout peut disparaitre d’un instant à l’autre, que rien n’est stable, et que ce qui compte c’est aller de l’avant, produire, créer, faire les choses que l’on aime, soi-même, sans se demander si c’est bien ou pas, sans théoriser, mû seulement par le principe du plaisir. Voilà pourquoi cette culture a tellement de succès en France.


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