LIESA VAN DER AA


Enregistrement : 07/01/2013

Découverte et excellente surprise autour de Troops, premier album hybride de Liesa Van der Aa, paru en 2012 chez Volvox Music. Un étonnant mélange entre avant-garde, rock indépendant et musique classique, avec de fréquents emprunts aux sonorités industrielles et à la quiétude de l'ambient. Une musique pour mutants apaisés.

Violoniste originaire d’Anvers en Belgique, Liesa a fait ses premiers pas à l'âge de cinq ans par une formation classique en conservatoire. Troops, dont elle a composé et interprété la quasi-totalité des titres, a été produit et réalisé en 2011 à Berlin en collaboration avec Boris Wilsdorf, producteur et ingénieur du son d’Einstürzende Neubauten.

Outre son style et ses mélodies indéfinissables, le disque se distingue en proposant une magnifique série de dix court-métrages musicaux et volontiers expérimentaux, dont la plupart sont visionnables en ligne sur la chaîne officielle YouTube de l'artiste. Dix films par dix réalisateurs, aussi variés qu'intéressants, une débauche visuelle et créative à ne pas rater.

Propos recueillis par Mélanie Fazi et Bertrand Nébal Bonnet.


Prochaines dates de concert de Liesa Van der Aa :

27/01/2013 : Paris (Saint-Ouen) – Festival MoFo (Mains d’Oeuvre)
19/03/2013 : Amiens (La Lune des Pirates) – Festival Les Femmes s’En Mêlent (session radio)
20/03/2013 : Amiens (La Lune des Pirates) – Festival Les Femmes s’En Mêlent
21/03/2013 : Roubaix (La Cave aux Poètes) - Festival Les Femmes s’En Mêlent
22/03/2013 : Vendôme (Chapelle Saint Jacques) - Festival Les Femmes s’En Mêlent
23/03/2013 : Laval (6par4) - Festival Les Femmes s’En Mêlent
26/03/2013 : Paris (Divan du Monde) - Festival Les Femmes s’En Mêlent
27/03/2013 : Grenoble (Le Ciel) - Festival Les Femmes s’En Mêlent
29/03/2013 : Périgueux (Le Sans réserve – concert gratuit) - Festival Les Femmes s’En Mêlent



Au-delà de la musique classique, on relève dans Troops d’autres sonorités s’éloignant de la scène indé pop/rock/folk traditionnelle : plus ou moins noise/industrielles (l’album a d’ailleurs été produit dans le studio d’Einstürzende Neubauten sous la supervision de Boris Wilsdorf), pouvant parfois évoquer un ambient à la Brian Eno (« Birds In Berlin »), ou même légèrement « métalliques » ou « stoner » (« Lost Souvenir »). Vous reconnaissez-vous dans ces différentes conceptions musicales ?

Oui. Je crois que sur Troops, je cherchais à produire des sons extrêmement différents à partir d’un violon seul. Bien sûr, ce n’est pas seulement une recherche mathématique, elle est aussi émotionnelle. D’un point de vue musical, ces dix chansons sont des représentations de la personne que j’étais à un moment donné. Je ne crois pas qu’on puisse composer de musique sans puiser en soi-même ou dans le monde qui nous entoure.

Dans mon cas, les dix chansons qui composent Troops forment un même univers. Elles sont complémentaires. Elles représentent un même monde, un même être humain. Vu sous différents angles.

Comment vos chansons se construisent-elles ? Est-ce que vous composez exclusivement au violon ?

Oui. Même les chansons au piano, sur Troops, ont été composées au violon à l’origine. Je joue du violon depuis l’âge de cinq ans, c’est mon instrument.

Bien sûr, ce n’est pas si facile d’écrire une chanson pop sur un violon. C’est un instrument solo, pas comme le piano ou la guitare qui permettent d’essayer toutes les manières possibles de jouer des accords et de recourir à la structure ordinaire des chansons pop.

Mais c’est également intéressant de ne recourir qu’au violon pour composer, à cause de ses limites. Il m’est plus facile de travailler avec des limites. Autrement, je peux me noyer dans les possibilités…

Le choix du violon est plutôt hors norme dans ces genres musicaux. A-t-il été facile de trouver une voix personnelle ?

Je crois que nous sommes une génération très étrange. Une génération où tout le monde joue de la musique, chante, publie sur Youtube… C’est une économie très rude, conçue pour se développer de plus en plus, une économie très capitaliste. Lorsqu’on n’avance pas, on se retrouver en train de reculer, pour se faire remplacer par la première nouveauté venue.

C’est difficile d’être unique ou de trouver sa propre voix. Peut-être que ce n’est plus vraiment possible…

J’ai aussi parfois l’impression que tout a déjà été fait. La musique classique existe déjà, et il est difficile de rivaliser avec elle. Elle possède une telle richesse et de telles qualités émotionnelles et techniques. Et puis Nick Cave aussi existe déjà, ou encore Mingus…

Je crois qu’il est important de repenser les idées du passé, de les réutiliser. Et de me les approprier.

Je ne sais pas trop. Je traverse une grande phase de recherche personnelle en ce moment. Je n’arrive pas à choisir. Je m’intéresse à l’électronique, à l’harmonie, à la musique baroque, à la musique pop. J’ai envie de tout faire. Peut-être que c’est ça, ma voix personnelle. La route que j’emprunte. C’est personnel, j’imagine. Et avec un peu de chance, des gens me suivront au fil des années dans tous mes projets à venir.

Vous faites un usage abondant des boucles samplées et des pédales d’effet. Quel est votre rapport à la musique électronique ?

Je ne m’intéresse pas vraiment à la musique électronique extrême. C’est un univers que je connais mal. Au départ, utiliser des pédales et des effets était davantage un choix lié à des questions de restrictions. Je voulais chanter en accompagnant le violon, et j’avais besoin de percussions, d’une basse ou d’une guitare. Comme j’essayais de tout jouer moi-même, j’ai ajouté des effets de distorsion et des effets octaver. Plus tard, c’est devenu un intérêt pour ce type de sons, plutôt qu’un besoin.

En dépit du caractère très personnel de votre musique, on a presque naturellement envie de citer d’autres songwriters et multi-instrumentistes iconiques : on a ainsi pu parler de Laurie Anderson, mais, plus proches de nous, on pourrait évoquer PJ Harvey, Björk, Shannon Wright ou Amanda Palmer. Avez-vous à cet égard, malgré votre singularité, le sentiment d’appartenir à une « famille » ?

Je ne sais pas trop. Je suis une vraie fan de PJ Harvey. J’adore la façon dont son travail change constamment au fil des années. Et malgré tout, elle arrive à conserver une intégrité dans ses compositions et ses paroles. Elle fait partie des plus grands auteurs de chansons que je connaisse. Et Björk est une artiste complète. Elle mélange tous les styles : vidéo, sons, musique.

J’ai tous les albums de toutes ces artistes, et je les connais tous très bien. Elles possèdent toutes quelque chose de très fort dans ce qu’elles représentent et ce qu’elles sont. Je crois que c’est l’une des choses les plus importantes qui soient. Parfois, je crois qu’il faut se comporter davantage comme un homme dans le monde de la musique, simplement pour y trouver sa place. Nous sommes toujours dans un monde d’hommes.

Je ne cherche pas à appartenir à un groupe quel qu’il soit, simplement à rencontrer différentes sortes d’artistes, de musiciens et d’univers. À collaborer. Faire de la musique. Chanter. Je n’ai aucune idée de la famille à laquelle je finirai par appartenir. Peut-être que cette famille n’existe même pas.

Troops est un album très visuel, qui évoque entre autres les ambiances de David Lynch. Avez-vous des inspirations filmiques ou picturales ?

Quand je compose de la musique, la première chose qui me traverse l’esprit est toujours une image. Je dessine même sur de grandes feuilles pour représenter la dramaturgie des chansons. En ce moment, je compose un opéra et tous mes murs sont remplis de dessins.

J’adore travailler pour le théâtre ou le cinéma, y composer de la musique. C’est très intéressant de voir comment elle peut transformer une émotion à l’écran.

Et j’adore les films. C’est peut-être pour ça que mes chansons sont parfois un peu trop théâtrales. Mais j’adore également le théâtre. :)

Si l’atmosphère de Troops est essentiellement sombre et mélancolique (mais l’est-elle vraiment ?), l’album ne manque cependant pas de traits d’humour, notamment dans son versant le plus « cabaret punk » (ainsi « Visitor », son chœur d’enfants et ses divers effets sonores). Quelles émotions cherchez-vous à susciter avec ce premier album ?

Mon père est acteur. J’ai grandi dans cet univers. J’aime créer des scènes théâtrales dans mes chansons, des scènes visuelles. « Visitor » est une fête dans un café. Une petite révolution ivre, chantée par des adultes et des enfants. Elle n’a rien à voir avec les structures habituelles des chansons, et ce n’est d’ailleurs pas ce que je recherche avec Troops.

Comment qualifieriez-vous votre musique, balayant un large spectre de la pop à l’avant-garde, si tant est qu’il soit judicieux de la ranger dans une case par nature limitative ?

Je n’en sais rien, et j’estime que ce n’est pas à moi de qualifier ma musique. Je n’essaie pas de le faire. Je crois que mon boulot consiste à continuer à travailler. D’autres gens lui donnent un nom. Ou en parlent comme d’un style.

C’est ce à quoi sert Facebook : aimer les choses ou non. :) Les gens semblent éprouver le besoin de tout placer dans des cases qu’ils connaissent déjà. Je n’aime pas beaucoup cette nouvelle tendance.

Quel a été votre parcours musical avant cet album ? Vous avez fait partie notamment du groupe Louisa’s Daughter…

J’étudie le violon depuis l’âge de cinq ans. J’ai reçu une éducation classique. Quand je suis entrée à l’école de théâtre, j’ai joué dans plusieurs groupes. Plutôt des groupes pop et rock. Et puis j’ai décidé d’avoir moi aussi mon propre groupe. Il s’appelait Louisa’s Daughter. Je m’y suis beaucoup amusée. Et je crois que nous avons également réussi à créer un son rock plus expérimental. Malgré tout, je n’étais toujours pas persuadée qu’une performance ordinaire de groupe soit ce dont j’avais envie.

J’ai décidé de me complaire dans la solitude. Rien que moi, mon violon et ma voix. La recherche de mon son personnel m’enthousiasmait beaucoup plus. C’était ce qui m’intéressait.

Pourquoi ce nom, Louisa's Daughter ? Un rapport avec le personnage de « Louisa's Bolero » ?

J’aime ce nom, Louisa. C’était celui de ma grand-mère maternelle. Je ne l’ai jamais connue et elle reste un peu un mystère pour moi. C’est peut-être pour ça que j’en ai fait une sorte de personnage ou de figure avec Louisa’s Daughter et « Louisa’s Bolero ».

En découvrant Troops, on a l’impression d’entendre un tout cohérent plutôt qu’une simple collection de chansons. Les morceaux ont-ils été écrits dans l’optique de cet album, les uns par rapport aux autres ?

Pour moi, Troops est un seul univers, une seule personne. Je viens de lire le livre d’Italo Calvino, Les Villes invisibles. Il se compose de quarante nouvelles, dont chacune décrit sa propre ville. Vers la fin, on comprend qu’elles parlent toutes de la même : Venise. J’ai beaucoup aimé ce livre, car pour moi il reflète également ce que nous sommes en tant qu’êtres humains.

Troops n’est pas aussi bon que ce livre :), mais il est entièrement moi. Tout ce qu’est cette musique, dans ses différents mouvements, me représente. Toutes les histoires de Troops au sujet de Lou, de Louisa, de Josie ou de Lucy parlent de moi. Tout comme la musique.

Les chansons de Troops sont accompagnées de vidéos réalisée chacune par un artiste différent. Aviez-vous dès le départ l’idée d’associer vos chansons à un projet multimédia ? Comment avez-vous choisi les réalisateurs ?

Plusieurs sont des artistes que je connaissais. Il y en a d’autres que j’ai contactés parce que j’aimais leur travail. Après avoir créé cette musique, j’ai trouvé intéressant de créer des images pour les accompagner. En temps ordinaire, je compose de la musique pour des courts-métrages, des pièces ou des films. Mais cette fois, c’était le contraire. La musique existait déjà, pas les images. Dans ma tête, je vois toujours des images quand j’écris de la musique. Je fais même des dessins pour en définir la dramaturgie.

C’est pour cette raison que j’ai voulu donner carte blanche aux dix artistes. Après plusieurs mois passés à travailler seule, il était temps de reprendre des engagements.

Toutes les vidéos ne sont pas ce que j’en aurais fait, mais me plonger dans les mondes de ces différents artistes a finalement été pour moi le moment le plus libérateur de toute cette histoire.

Par ailleurs, cette initiative revient à rendre l’intégralité de l’album (avec une variante pour « Visitor ») disponible gratuitement. Quelle est votre opinion à l’égard de cette problématique, à l’heure des débats sur le piratage, mais aussi de Deezer et Spotify ?

Je crois que nous faisons face à une nouvelle économie musicale. Extrêmement capitaliste :). Je crois que le CD ne survivra pas, mais le vinyl, si. On ne peut pas échapper à la nouvelle génération. Je ne peux pas dire que ça me plaise beaucoup. Mais je crois que c’est important, à l’avenir, que les gens aient toujours quelque chose entre les mains. C’est une bonne chose que la musique en format numérique puisse être partagée dans le monde entier, que je puisse trouver tout ce que je veux sur Youtube ou iTunes. Je découvre beaucoup de musique grâce à ça.

Mais je ne connais pas Deezer ni Spotify. Je ne sais pas m’en servir. J’aime avoir les choses entre les mains. J’imagine donc que nous allons devoir nous montrer très créatifs et inventer de nouvelles formules pour accompagner les sorties. Par exemple un livre accompagnant un CD, ou des vidéos accompagnant la musique. Créer des ponts vers la scène de l’art vidéo, vers les galeries, les théâtres.

Par exemple, j’aime beaucoup l’idée que le dernier album de Beck ne soit sorti que sous forme de partitions. Je trouve ça très drôle et très intelligent. Les gens doivent venir aux concerts pour entendre la musique. Et les partitions et leur aspect graphique sont pour moi visuellement l’une des plus belles choses qui soient. Je peux passer des heures à lire des partitions et à les regarder.

Vous êtes également graphiste, mais aussi comédienne (au théâtre comme pour le petit écran) et votre musique a servi de bande originale à des pièces ou courts-métrages ; vous seriez même en train d’écrire rien de moins qu’un opéra. Peut-on y voir une volonté d’œuvrer dans « l’art total » ?

Je joue du violon et je suis actrice. Je choisis les projets qui me semblent intéressants. Théâtre, musique ou cinéma, peu importe, tant que le projet m’intéresse, je me précipite dessus. Je peux utiliser l’éducation que j’ai reçue dans beaucoup de domaines. Pour composer, incarner un personnage, jouer du violon classique, écrire un album, ou simplement chanter pour un public. C’est une grande chance et j’en suis bien consciente.

Mais c’est aussi effrayant, dans la vie de tous les jours. Ce n’est pas facile pour moi de dire « Voici ce que je suis : une chanteuse. Ou une actrice. » C’est peut-être pour ça que je me cache un peu derrière tous ces projets. Si l’opéra se révèle trop ambitieux, je pourrai dire « Je ne suis qu’une chanteuse ». :)

J’aime l’ambition. Je crois que c’est important. Et puis je suis un peu mégalomane. C’est épuisant.

Votre approche est-elle différente selon que vous composez pour le cinéma et le théâtre ou pour vos propres projets ?

Être actrice demande une concentration différente de celle qui est nécessaire pour chanter ou composer de la musique. Beaucoup de gens disent qu’on peut comparer un texte avec une partition. Je ne crois pas que ce soit vrai. Un do est un do. Soit il est juste, soit il est faux. Il peut être ennuyeux ou personnel, mais il faut commencer par le jouer correctement.

Le théâtre ou le texte sont une question de style et les mathématiques n’y ont aucune place. C’est totalement personnel, il n’y a rien devant vous. Pas d’instrument pour traduire l'émotion. Rien que vous. C’est terrifiant. Moi, ça me terrifie. C’est pour ça que je me sens plus à l’aise avec la musique. J’en fais depuis beaucoup plus longtemps.

Mais le secret pour être un bon acteur ou une bonne actrice, la perte de contrôle, me séduit et me tente beaucoup. Je ne l’ai pas encore trouvé, mais j’en suis parfois passée tout près. On raconte que lorsqu’on l’atteint, on se sent totalement libre. Alors je continue à chercher.

Pouvez-vous nous parler de votre travail en tant qu’actrice ? Comment partagez-vous votre temps entre ces diverses activités ?

Ces trois dernières années, j’ai travaillé comme actrice de théâtre. Guy Cassiers m’a demandé de jouer dans ses pièces. J’aime beaucoup Guy, il est très important pour moi. Il mélange les performances d’art vidéo et le théâtre. C’est un metteur en scène très cinématographique.

C’est la première raison pour laquelle j’ai joué en tant qu’actrice. Il m’a également demandé de composer de la musique pour ses pièces. C’est là que tous ces univers se sont rencontrés. J’ai beaucoup appris lors de ces trois années en tant qu’actrice. J’ai l’impression que je commence à peine.

C’est difficile, de nos jours, de « prendre le temps » pour bien composer. Alors j’essaie de dire non. C’est quelque chose que je dois apprendre. Autrement, tous les projets tomberont dans l’évidence et la médiocrité. On ne peut pas faire quelque chose de bon quand on ne prend pas le temps nécessaire.

Pour finir, peut-on en savoir un peu plus sur vos projets en cours, notamment cet opéra ?

Je compose actuellement un opéra pour le Toneelhuis d’Anvers, en compagnie d’une nouvelle compagnie de théâtre qui s’appelle FC Bergman. Il a déjà été vendu en Allemagne, à Vienne, en Grèce, en France, au Canada… alors qu’il n’existe pas encore. C’est étrange et effrayant à la fois. Je compose aussi pour deux gros projets musicaux que j’ai en tête. Une trilogie d’albums, et un album en coopération avec l’ensemble Kaleidoskop de Berlin, qui sera coproduit par de Singel, l’une des maisons de la culture internationales les plus importantes que nous ayons en Belgique.

Ni cette musique, ni ces chansons ne sont encore écrites. Toutes ces occasions m’enthousiasment mais m’inquiètent un peu aussi.

L’an prochain, je travaillerai sur tous ces projets, et qui sait ce qui arrivera ensuite... Je dois prendre le temps de m’amuser dans tous ces domaines. C’est la prochaine chose que j’aie à faire à présent. M’accorder le temps et la tranquillité nécessaires.


Commentaires

Vous devez vous connecter ou devenir membre de La Spirale pour laisser un commentaire sur cet article.

A propos de cet article


Titre : LIESA VAN DER AA
Auteur(s) :
Genre : Interview
Copyrights : La Spirale.org - Un eZine pour les Mutants Digitaux !
Date de mise en ligne :

Présentation

Découverte et excellente surprise autour de Troops, premier album hybride de Liesa Van der Aa, paru en 2012 chez Volvox Music. Un étonnant mélange entre avant-garde, rock indépendant et musique classique, avec de fréquents emprunts aux sonorités industrielles et à la quiétude de l'ambient. Une musique pour mutants apaisés.

Liens extérieurs

LiesaVanDerAa.be

Thèmes

Musiques
Art contemporain
Théâtre

Mots-clés associés

Liesa Van der Aa
Van der Aa
Musique
Troops
Musique
Avant-garde
Industriel
Classique

Contact

  • Captcha capttchaaa

Connexion


Inscription
Lettre d'informations


Flux RSS

pub

Image aléatoire

pub
« Cyberpunk Is Not Dead »
© Laurent Courau
pub

Contenu aléatoire

Photo Texte Texte Video Photo Texte Video Texte Photo