HORS-CIRCUITS


Enregistrement : Archives de La Spirale (1996-2008)

Films cultes ou expérimentaux, séries B (voire Z), réalisateurs indépendants, documentaires, cinémas d'Asie et du reste du monde? Les cinéphiles, les esthètes et les curieux disposent d'un nouvel antre aux multiples trésors à quelques encablures des trottoirs surchargés de la rue Oberkampf dans le onzième arrondissement parisien. Ouvert en mai 2003, le vidéoclub Hors-Circuits fait office de poche de résistance face à la déferlante de blockbusters orchestrée par Vidéofutur et les grandes chaînes commerciales de location de films. Toujours attentive aux initiatives subversives et culturelles qui défient le statu quo, La Spirale a tenu à rencontrer Frédérique Baudot et Stéphanie Heuze, les deux instigatrices de cette échoppe salutaire.

Propos recueillis par Laurent Courau.


Commençons par un sujet qui peut fâcher? En tant que propriétaires de vidéoclub et cinéphiles, que pensez-vous du cinéma français contemporain ?

Stéphanie : Personnellement, je ne suis pas attirée par ce cinéma, je le trouve trop bourgeois, conservateur, psychologisant. Et puis toutes ces histoires de couples et de filles à problèmes...! C'est un cinéma qui n'est pas, ou si peu, en prise avec la réalité, l'actualité politique et sociale (pourtant chargée), et qui, sur un plan plus formel, n'est pas très créatif. Mais ça n'engage que moi! Ceci dit, j'ai été très impressionnée par Le Souffle de Damien Odoul, un film qui ose le noir et blanc, poétique et naturaliste, post-surréaliste. Au vidéoclub, c'est Frédérique qui supervise ce rayon.

Frédérique : Moi par contre, j'ai un faible pour le cinéma français actuel qui a tout même évolué. On trouve des préoccupations sociales chez Cantet (Ressources humaines), Emilie Deleuze (Peau Neuve), ou encore Marianne Otero (Histoire d'un secret, qui traite de l'avortement clandestin). Il y a aussi le cinéma d'acteurs comme celui de Patrice Chéreau qui fait entrer le théâtre et l'expressionisme moderne à l'écran.

Qu'est-ce qui a motivé la création de Hors-Circuits ? D'après votre catalogue et vos curriculum vitae respectifs, on ne peut s'empêcher de penser qu'il y avait une volonté autre que de créer une nouvelle boutique branchée dans le 11ème arrondissement parisien...

Stéphanie : Cela fait quinze ans maintenant que je participe à des collectifs, des manifestations, des initiatives de contre-culture pour lutter contre la pensée unique et l'art institutionnalisé. Hors-Circuits vient naturellement s'inscrire dans ce parcours. Je voulais rendre accessible au public le plus large possible des films et des livres de qualité, avoir la possibilité d'un échange, être le relais de productions indépendantes.

Bien entendu, c'est la rencontre avec Frédérique qui a été déterminante. Elle avait édité chez K-Films des documentaires, du cinéma du "tiers-monde" (c'est-à-dire autre qu'américain...), participé au Fetish Film Festival. Nous avions donc beaucoup en commun et une complémentarité intéressante. Pour caricaturer, je développe le rayon culte, gore, expérimental, asiatique, et Frédérique le rayon auteurs, documentaire, cinéma du monde. Nous apprenons beaucoup l'une de l'autre, mais aussi de notre public.

Frédérique : Durant mes cinq années passées dans la distribution et l'édition du cinéma d'auteur indépendant, je n'ai eu de cesse d'entendre : "Mais où peut-on louer ces films, on ne peut pas tout acheter !" De plus, la vidéo permet de donner un second souffle à des films qui n'ont pas tenu la salle. Le fait de pouvoir dialoguer avec notre public, d'avoir un retour direct sur les films est passionnant.

L'expérience associative et militante de Stéphanie est un gros avantage, sa connaissance de l'édition aussi nous a permis d'associer le livre au film. Ce dernier point est une des originalités de Hors-Circuits : la lecture vient prolonger le plaisir cinématographique.

En parlant de curriculum vitae, pouvez-vous revenir pour les lecteurs de la Spirale sur vos activités précédentes, qu'il s'agisse de K-Films ou pour Stéphanie de travaux plus journalistiques et de Changer le corps, le premier livre français consacré aux modifications corporelles ?

Stéphanie : Parmi les expériences et les collaborations les plus marquantes, je peux citer la Zonmêêê à Montreuil, qui n'existe plus. C'était une belle et grande usine que nous squattions et où nous présentions de l'art contemporain, des performances, de la vidéo, du cinéma expérimental. J'ai aussi longtemps participé au collectif A Bao Aqou, distributeur et diffuseur d'art vidéo. Nous projetions dans la cave des EPE, rue du Chemin Vert à Paris, c'était un haut lieu de culture alternative plutôt indus, qui n'a pas retrouvé son équivalent. En parallèle, j'ai mené de longues études de cinéma et de philosophie. Plus récemment, j'ai travaillé à La Musardine en tant qu'attachée de presse, assistante éditoriale et finalement auteur. L'érotisme est un de mes terrains de prédilection. De sorte qu'aujourd'hui, au vidéoclub, on trouve des livres, de l'art vidéo, du cinéma expérimental, de l'art contemporain, de l'érotisme !

Frédérique : Dans une société comme K-Films, j'ai acquis une large expérience. C'est une petite structure dans laquelle il faut savoir tout faire. K-Films sort des films d'auteurs indépendants en salles, avec toute la complexité et le militantisme que cela implique, édite ces mêmes films en vidéo/DVD, publie des livres et organise le Fetish Film Festival. J'étais officiellement responsable de l'édition et vente vidéo/DVD mais je collaborais aux autres activités.

Quels sont vos maîtres à filmer et quelles sont les pièces majeures de votre catalogue, celles que vous chérissez tout particulièrement et que vous ne sauriez trop recommander à vos clients ?

Stéphanie : Ca c'est une question vraiment difficile, nous aimons tous nos films et sommes intarissables sur 90% du catalogue ! Pour ma part, je recommanderais en tout premier lieu l'inaugural Homme à la caméra de Dziga Vertov (avec une musique de Michael Nyman, ce qui ajoute au plaisir) parce qu'il pose les bases du cinéma non-fictionnel et avance l'idée d'une technique cinématographique comme moyen de connaissance et d'appréhension du réel. L'Homme à la caméra est une grande leçon de cinéma.

Et en vrac : Chomsky, Les Médias ou les Illusions Nécessaires est, me semble-t-il une oeuvre d'utilité publique, de réflexion sur le pouvoir des médias. Au même titre, j'ajouterais Pas Vu Pas Pris de Pierre Carles sur les connivences entre politiciens et journalistes. Le Masque du Démon de Mario Bava pour son esthétique baroque et les grands yeux de Barbara Steele. The Elegant Spanking de Maria Beatty pour sa photographie expressionniste et l'irrésistible monde fantasmatique dans lequel il nous entraîne. Un Chien Andalou de Bunuel et les films de Man Ray pour leur poésie visuelle. Jeunes Filles en Uniforme de Karl Froelich et Léontine Sagan pour la sensualité masochiste qui s'en dégage (il s'agit d'un film allemand datant de 1932). Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper pour sa dimension politique. Charbons Ardents, documentaire de Jean-Michel Carré pour le courage des ouvriers qui ont racheté leur usine avec leurs primes de licenciement. The Servant de Joseph Losey pour sa sensualité sadique, les cadrages et l'interprétation de Dirk Bogarde. Polyester de John Waters pour l'incomparable prestation de Divine. Les films de Guy Maddin, l'homme qui réinvente le cinéma. J'aurais aussi pu citer les premiers Polanski, les films d'Alejandro Jodorowski, Philippe Garrel, John Woo, Mohsen Makhmalbaf, Ingmar Bergman, Todd Browning, David Lynch, David Cronenberg, Eisenstein, Orson Welles, Peter Greenaway, Tsui Hark, Ken Loach, Russ Meyer, Hideo Nakata, Pier Paolo Pasolini...

Frédérique : Le pire pour moi ce n'est pas votre question, c'est plutôt lorsqu'un client entre au vidéoclub et me dit : "ce soir je voudrais voir un truc léger, drôle." Alors là je suis vraiment en difficulté. Mais on finit par trouver, souvent dans le cinéma français d'ailleurs. Rien sur Robert de Bonitzer, par exemple, ou Passe Montagne de Stévenin. Pour ma part, je citerais les films et maîtres suivants :

Le Corps et le Fouet de Mario Bava
The Black Glove de Maria Beatty
Jeunes filles en Uniforme de Froelich et Sagan
Duel de Spielberg
Le Dernier des Hommes de Murnau
Alice de Jan Svankmajer
Dogville de Lars Von Trier
Les Passagers de Jean-Claude Guiguet
Talons Aiguilles de Pedro Almodovar
Smoke de Wang et Auster
Crash de David Cronenberg
Mulholland Drive de David Lynch
Jour de Colère de Carl Theodor Dreyer

Le magazine Mad Movies a récemment publié un numéro hors série consacré au cinéma asiatique dont la vigueur n'est pas à prouver. On parle de plus en plus des nouveaux réalisateurs latinos et sud-américains. Il y a-t-il aujourd'hui des régions du globe que vous scrutez plus particulièrement ?

Stéphanie & Frédérique : L'Asie, oui bien entendu, après les Etats-Unis, constitue notre plus gros rayon. Des auteurs tels Tsui Hark, John Woo ou Takashi Miike ont véritablement révolutionné l'image cinématographique et son mode narratif par le biais d'un découpage/montage qui nous interpelle esthétiquement et intellectuellement - alors que dans leur pays ils sont considérés comme produisant un cinéma populaire, destiné à la diffusion de masse. En France, nous avons une conception élitiste du cinéma: d'un côté les blockbusters pour le "grand public", de l'autre le cinéma d'auteur cantonné aux salles d'art et d'essai quasi inexistantes en province. Le vidéoclub offre l'opportunité de découvrir un cinéma peu présent dans les salles, comme le cinéma africain, moyen-oriental ou d'Asie du sud. Le cinéma d'Amérique latine est très peu édité en vidéo, ce qui est tout à fait dommageable étant donné la qualité des productions. Nous ne nous attachons pas à une région en particulier: nous savons qu'un bon film peut surgir de n'importe où.

On attend toujours l'oeuvre excitante qui nous parlera dans un même élan de modifications corporelles, d'art urbain, de nouvelles technologies, de fétichisme, etc. Comment expliquez-vous que les scénaristes, les producteurs et les réalisateurs soient si insensibles aux mutations en cours sur les marges de notre belle planète ? Les fictions que l'on nous propose me semblent bien pâles face à la réalité de ce début de millénaire.

Stéphanie: Le Japonais Takashi Miike met une partie ces ingrédients dans son cinéma et il faut bien reconnaître que le résultat est décapant (d'autant que la notion de moralité lui semble étrangère). Cronenberg a longuement travaillé sur un projet de long métrage qui se situe dans le milieu de performers SM activistes politiques, mais Painkiller n'a pas trouvé de financement... Preaching to the Perverted de Stuart Urban est une amusante comédie londonienne baignant dans le SM et le fétichisme mais le film a été interdit aux moins de 16 ans (alors qu'il avait reçu le prix du jeune public à Bézier). Chez les britanniques encore, on peut aussi voir Razor Blade de Jake West, une fable vampirique moderne.
Mais il me semble que la fonction actuelle du cinéma narratif européen dominant, à l'image du cinéma américain, n'est pas de s'attacher aux grandes mutations sociales, économiques, culturelles et politiques. Elle n'est même pas le divertissement, mais la diversion. Le cinéma reste un formidable outil de propagande. Boisset, par exemple, proposait de fabuleuses satyres sociales tout en respectant la grammaire cinématographique classique. Aujourd'hui pour rencontrer un cinéma "autre" il faut se tourner vers l'expérimental, le documentaire, le cinéma d'art (je pense notamment à Guy Maddin, qui nous offre un cinéma d'une très grande qualité esthétique -devrait sortir en salles prochainement The Saddest Music in the World avec Isabella Rosselini, superbe - à Chris Marker, Lynch naturellement).

Frédérique : Je connais mal le cinéma de Takashi Miike mais assez bien celui de Cronenberg et Lynch. A part leur cinéma et le documentaire, je ne vois pas beaucoup d'innovation aujourd'hui. On trouve ces ingrédients dans différents films mais rarement tous dans le même. Sinon ça se saurait, non ?

Pour poursuivre sur cette idée de thématique, pensez-vous qu'il y ait de grands thèmes fédérateurs propres à notre époque, notamment dans le cinéma indépendant ?

Stéphanie : Le cinéma indépendant rencontre tant de difficultés financières qu'il a du mal à se produire et surtout à se montrer. Notre vision ne peut être que partielle; je ne doute pas qu'il se tourne nombre de films qui interrogent notre époque mais que nous sommes dans l'impossibilité de voir. Frédérique, qui a sillonné bon nombre de festivals, a pu visionner, j'ai envie de dire "confidentiellement", des films étrangers de grande qualité. On a quand même pu voir un certain nombre de films qui s'attachent aux questions de la migration, dans le cinéma allemand, turque ou britannique notamment. Ce thème préfigure celui de la mondialisation, mais reste malgré tout souvent individualiste.

On a beaucoup glosé sur l'apport de la vidéo numérique, censée ouvrir de nouvelles portes puisque offrant un format de meilleure qualité aux amateurs et abaissant les coûts de production chez les professionnels. Est-ce que vous ressentez l'impact, à priori libérateur, de cette nouvelle technologie ?

Stéphanie : Pour l'heure, non. Le cinéma narratif, hormis quelques rares exceptions de type Festen, reste attaché à la pellicule. Le numérique semble réservé aux effets spéciaux. Quand au cinéma expérimental il est, je dirais par nature, lié à la pellicule tandis que l'art vidéo s'embourbe dans des velléités muséales et élitistes. Pourtant, au Japon et dans une grande partie de l'Asie, les productions vidéo envahissent le petit comme le grand écran. Nul doute que nous y viendrons, les élèves des écoles de cinéma reçoivent aujourd'hui ce type de formation.

Frédérique : De mon point de vue, le numérique n'a pas relancé le cinéma. Je dirais même que le numérique ne devrait pas être mis dans les mains de tout le monde. Certains devraient commencer par la pellicule afin d'apprendre le cinéma. Mais dans les mains de réalisateurs tels que Lars von trier, on s'aperçoit que le numérique peut ouvrir de nouvelles perspectives. Le cinéma numérique ne doit pas être considéré comme un cinéma bon marché.

Après Baise-moi et Polissons et galipettes, c'est aujourd'hui au tour de Ken Park d'être frappé d'une interdiction au moins de 18 ans. Comment percevez-vous cette censure et par rebond, pensez-vous que ce durcissement pourrait entraîner une réaction et donner naissance à une nouvelle vague d'?uvres engagées dans un cycle somme toute logique d'action/réaction ?

Stéphanie : Du point de vue des spectateurs, la classification des films n'a jamais empêché un film d'être vu, ou connu, et participe même à sa "cultification". C'est vrai pour Baise-moi, comme pour Massacre à la tronçonneuse, Zombie, Mad Max... Du point de vue de la rentabilité financière, la classification de Baise-moi par contre a été catastrophique puisque le film n'a pu faire ses entrées en salles. La plupart des films sont censurés à un autre niveau : soit ils ne reçoivent pas d'aide (de subvention) sur la base du scénario, soit on effectue des coupes pour qu'ils puissent accéder à l'interdiction au moins de 12 ans plutôt qu'au moins de 16 ans (le jeune public est une manne pour les exploitants, il vaut donc mieux couper les scènes violentes et/ou à caractère pornographique pour engendrer une meilleure rentabilité). Vous connaissez beaucoup de réalisateurs qui s'en plaignent ? S'ils veulent financer leur prochain film, ils savent qu'il faut se taire et jouer le jeu. De plus, chaque pays a ses critères de classification, de sorte que chacun présente sa version amputée, les Français étant les plus tolérants. C'est une logique que les réalisateurs ont intégrée. La censure de Ken Park, comme de Baise-moi, est un bon indicateur de la régression morale et du statut du corps dans notre société : tant que ses représentations confortent un système marchand et patriarcal, on l'exploite. Si par contre, son potentiel subversif est exprimé, elles sont aussitôt réprimées. Mais je pense que c'est la dimension sociale de Baise-moi et Ken Park qui a le plus gêné.

Frédérique : L'interdiction n'a jamais rendu un film cinématographiquement intéressant et aucun réalisateur ne tourne dans le but d'être interdit ! En Angleterre, où la censure est sans doute la plus forte, je ne sais pas si on peut dire qu'elle ait engendré des oeuvres engagées...

Où trouvez-vous la motivation pour continuer et vous lancer dans de nouvelles aventures comme ce fut le cas avec Hors-Circuits ?

Stéphanie : Elle correspond sans doute à un état d'esprit. Personnellement, je n'ai jamais attendu après un éditeur pour produire mon fanzine, un producteur pour tourner des images, le ministère de la culture pour organiser une expo ou un festival. L'autonomie a son propre réseau et il est vaste. Pour preuve, La Spirale qui relaye sans s'essouffler, toujours à l'affut. Nous avons appris à ne compter que sur ce réseau car il est fiable. Ceci-dit, Hors-Circuits n'est pas une association mais une véritable entreprise, avec tout ce que cela implique. Nous avons suivi des stages "comment devenir capitaliste en trois mois", fort instructifs ! Frédérique s'y est vue expliquer pourquoi il ne faut pas embaucher de femmes (elles seront inévitablement enceintes) mais plutôt des "jeunes" (sous-entendu "sans qualification") qui sont plus maléables et rémunérés en partie par l'état. Si notre projet ne parvient pas à survivre à la micro-économie, nous en aurons pris connaissance et expérimenté ses logiques.
Hors-Circuits est avant tout une manière de partager nos passions, de mettre à disposition du grand public une expérience que nous avons acquise au fil des années.

Frédérique : Lorsque j'ai mis le pied dans le cinéma militant et indépendant, j'ai rapidement compris que je n'en ressortirais pas. Comme pour Stéphanie, Hors-Circuits a été pour moi le moyen de continuer à vivre ma passion tout en la partageant. C'est très excitant de renvoyer un client chez lui avec un film conseillé et d'attendre son verdict. Il est vrai qu'avant je me promenais plus dans les festivals de cinéma, la boutique a un côté sédentaire qui n'est pas toujours évident. Mais le monde des professionnels est finalement plus fermé, c'est chacun pour soi. A Hors-Circuits je donne, je transmets et je reçois. Que demander de plus ?

Quels sont vos projets autour de Hors-Circuits, voire en parallèle du vidéoclub ? De nouveaux livres, peut-être de la production avec K-Films ?

Stéphanie : Pour le moment, nous nous concentrons sur notre catalogue: acquérir de nouveaux films relève du parcours du combattant, c'est pourquoi il existe si peu de vidéoclubs art et essai. De mon côté, en parallèle, je continue de donner des conférences, de collectionner et d'écrire sur les modifications corporelles et l'érotisme.

Frédérique : Nous envisageons dans un futur plus ou moins proche de devenir éditrices à notre tour. Mais pour l'heure nous voulons enrichir notre catalogue, faire grandir ce lieu et constituer des archives, une mémoire audiovisuelle du cinéma d'auteur. Il y a fort à parier qu'Hors-Circuits ressemblera dans trois ans au Regard Moderne.

Comme se plaisent à le dire nos amis du Bronx : « Support your local dealer ! » Moyennant quoi, vous êtes chaleureusement invités à vous rendre sur le site de Hors-Circuits ou à passer directement à la boutique qui est ouverte du lundi au samedi de 12h30 à 20h30, au 04, rue de Nemours dans le onzième arrondissement parisien (métro Parmentier ? téléphone : 01 48 06 32 43).


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Titre : HORS-CIRCUITS
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Genre : Interview
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Hors-circuits - Une interview tirée des archives de La Spirale.

A propos de La Spirale : Née au début des années 90 de la découverte de la vague techno-industrielle et du mouvement cyberpunk, une mouvance qui associait déjà les technologies de pointe aux contre-cultures les plus déjantées, cette lettre d'information tirée à 3000 exemplaires, était distribuée gratuitement à travers un réseau de lieux alternatifs francophones. Sa transposition sur le Web s'est faite en 1995 et le site n'a depuis lors cessé de se développer pour réunir plusieurs centaines de pages d'articles, d'interviews et d'expositions consacrées à tout ce qui sévit du côté obscur de la culture populaire contemporaine: guérilla médiatique, art numérique, piratage informatique, cinéma indépendant, littérature fantastique et de science-fiction, photographie fétichiste, musiques électroniques, modifications corporelles et autres conspirations extra-terrestres.

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