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Enregistrement : 14/01/09
Mise en ligne : 14/01/09

Une interview de Jérôme Soudan, alias Mimetic, réalisée à l'occasion de la sortie de son livre One More Than Nine qui retrace dix années d'aventures artistiques et d'explorations électroniques. Le témoignage à coeur ouvert d'un artiste complexe et intriguant, figure essentielle de la scène underground européenne.

L'occasion d'aborder des questions cruciales à notre époque, comme la complexité des relations entre l'homme et la machine, le triomphe de la vitesse, le rôle de l'artiste en tant que partie d'un processus de l'espèce, notre rapport au corps ou encore l'équilibre mathématique des choses.

Mimetic X - One More Than Nine, un livre de 160 pages accompagné de deux cds inédits, est disponible à la vente sur Internet. Vous pouvez en consulter quelques extraits dans cette galerie La Spirale.



Dans ce livre, le contraste surprend entre d'un côté tes photographies qui ont souvent pour sujet des oeuvres architecturales ou des objets manufacturés, et de l'autre tes textes qui sont au contraire très humains, voire même écorchés à vif. Puis, en y réfléchissant à deux fois, on réalise que ça illustre bien ta musique partagée entre les machines et cette dimension très sensible, très humaine. S'agit-il dans les deux cas d'une démarche volontaire, consciente ?

Oui, pour moi c'est un équilibre global. Les images, les sons et les textes sont autant d'éléments, de clés, de chemin à travers un scénario virtuel basé sur des rencontres et l'aboutissement d'une période. L'architecture répond au son, elle est le point de départ des fondamentales du mouvement industriel, le Futurisme parlait de vitesse, de violence du son... Nous sommes des êtres vivants nés dans des villes ou non mais notre histoire passe souvent par des allers-retours « ville/non-ville ». Sommes nous des machines humaines ? Devenons nous des humains machines ? En tout cas, nous nous créons des « extensions » machine, comme le téléphone portable ou autre... Ma musique est essentiellement faite avec des machines, j'enregistre avec des appareils, je filme ou je photographie avec des outils, je transmets à l'ordinateur, mais je place mon goût comme médiateur, ma pensée comme traducteur et je suis un chef d'orchestre humain de machines inhumaines. Hors dans une photo, quelle soit la plus inhumaine possible, il y a encore et toujours de l'humain, et peut être même, il y a toutes les autres photos du monde.

Qu'est-ce qui t'a amené à te dévoiler ainsi, de manière aussi intime, au travers de ce livre ? C'est une démarche plutôt rare... Et encore plus dans des cercles musicaux où l'on considère souvent que la musique se suffit à elle-même.

La musique peut se suffire à elle même, c'est souvent ce qu'on dit et c'est vrai. Car en premier lieu c'est l'effet qu'elle fait à l'écoute qui prime puisque c'est son langage propre. Mais mon but avec le livre c'était de dévoiler le contexte de création des dix premières années de l'entité Mimetic. En fait, je considère certains sons comme étant autant intime que des textes très personnels, cela se comprend plus difficilement car ce sont des sons que j'ai enregistré seul dans mon coin, par exemple des sons de mon corps, et c'est moins définissable pour une oreille extérieure... Ecrire un texte part d'une démarche plus ouverte, la sensibilité passe plus clairement, la fragilité aussi. Il est certain que dans un milieu ou la musique parle avant tout au mental et au corps, il n'est pas évident de voir des textes aussi intimes. Mais c'est une volonté propre de ma part de faire plonger le lecteur dans un contexte précis. En même temps le texte reste néanmoins un ensemble de clés qui mènent quelque part, c'est parfois peu précis. D'ailleurs le texte anglais n'est pas une traduction du français, il est plus linéaire et il parle du même contexte sous un autre angle, ce qui rajoute un niveau de lecture supplémentaire.

L'écrivain Norman Spinrad parle de notre époque comme de celle de La Crise de transformation, un moment unique dans l'histoire de l'humanité où tout peut évoluer pour le mieux ou s'enfoncer définitivement pour le pire. Comment perçois-tu le rôle de l'artiste (et donc ton propre rôle) dans ce monde mutant qui est le nôtre ?

Là, on est dans une période où la vitesse triomphe. Cent ans après le Futurisme, chacun est dépassé par l'autre. Les directions de la vitesse se sont démultipliées. Les enfants naissent dans l'électronique, les jeux... Les ordinateurs sont devenus des extensions de l'homme. Donc effectivement l'espèce humaine s'améliore en parallèle à la construction de sa perte. L'artiste est un alien qui utilise les mêmes outils, les mêmes technologies que les autres, mais dans son propre système de vie qu'il s'est créé lui même. Cela donne des artistes totalement hors temps, parfois trop décalés. Ce décalage peut être un choc pour les autres, donc un élément déclencheur d'une prise de conscience. En gros on peut se poser la question « comment cet être peut-il vivre comme ça alors que tout autour de nous nous montre qu'il est impossible de le faire ? »... C'est sûrement prétentieux de croire qu'un artiste est un artisan de vie, qu'il sculpte son passage sur cette terre de manière intemporelle et en dehors des normes locales, mais c'est dans ce sens que je le vois. Cependant finalement l'artiste a de tout temps été considéré soit comme dangereux sorcier à éliminer ou comme génie précurseur. J'ai surtout tendance à croire que le rôle de l'artiste est plutôt de révéler aux autres leurs dimensions artistiques, leur part humaine, le génie chez chacun et finalement la différence de chaque individu permettant au groupe d'exister. Nous sommes chacun de nous une partie infime d'un processus de l'espèce et notre équilibre à tous procède de notre équilibre personnel, rejeter l'un de nous pour prétexte de différence équivaut à briser l'équilibre général.

Outre leur évidente beauté, qu'est-ce qui t'inspire dans les constructions architecturales que tu photographies ?

Justement la trace humaine, une architecture est un vision du monde à elle seule. Comprendre les angles, l'éclairage naturel qu'un bâtiment subit au cours de la journée, la couleur et la nature des matériaux, ce sont autant de sens qui résonnent au monde. La différence de structure se joue dans le langage et la manière de pensée de chaque pays différent de ce monde, mais il y a des langues universelles, le son en est un, la mathématique une autre. Je suis fasciné par l'indépendance des oeuvres créées. On pourrait croire que telle ou telle bâtisse sort de nulle part, tant elle a son existence propre, tant le rôle de l'humain s'est seulement limité à la concevoir. Mais on peut aussi lire à travers les lignes de constructions et comprendre la pensée du concepteur en tournant autour et en pénétrant les couloirs de la dites bâtisse, on comprend aussi l'équilibre mathématique des choses... que l'on retrouve dans la musique construite elle-même sur des bases mathématique de division du temps ou de hauteurs de notes.

La décennie que nous venons de traverser et qui correspond aux dix premières années d'existence de Mimetic a été le théâtre de modifications profondes, non seulement dans la manière dont le public consomme la musique (téléchargement, piratage, iPhone et baladeurs Mp3) mais aussi au-delà dans la manière dont il appréhende et conçoit la musique. Que penses-tu de cette évolution des moeurs et influence-t-elle en retour ta manière de travailler ?

C'est une question cruciale qui rejoint mon interrogation sur la vitesse, l'oublie des notions propres du corps etc... A mesure que la technologie avance, nous sommes en mesure d'enregistrer avec des qualités sonores incroyables et parallèlement la diffusion des « produits finis » passe par des appareils aux qualités plus que médiocres, le Mp3 utilisant un spectre très réduit, continuant le processus du cd digital de normaliser un son qui ne peut plus se permettre de fautes ou de subit accidents. Tout se nivelle par le bas, et maintenant beaucoup d'ados écoutent de la musique uniquement sur leur téléphones portables, sans même utiliser un casque pour avoir des détails dans et un meilleur rendu à l'oreille. En même temps la musique a pris une part importante dans les jeux vidéos et elle contribue pleinement au scénarios de différents univers virtuels, mais elle perd de ce fait son rapport au sens véritable de la réalité. Il en résulte une conception galvaudée de la notion de concert, qui n'intéresse plus vraiment les jeunes. L'importance pour moi est de montrer que les supports physiques existent encore, que les boîtiers, les pochettes, etc... sont une partie intégrantes de l'oeuvre elle même. Maintenant je sais que cette conception de l'oeuvre physique est relative, elle concerne surtout les gens de plus de 30 ans... Encore faut-il penser la musique comme une oeuvre, c'est à dire comme un choc, un bouleversement, un changement de conception de vie etc, suite à la multiplication d'outils et la sur-information, cette perception artistique se perd. La manière de travailler serait de contrecarrer ce processus, de montrer une manière différente d'aborder la masse... Est-ce qu'un jeune garçon de 14 ans peut imaginer qu'un autre garçon du même âge ne connaît pas la playstation et n'en a même rien à foutre ? Si oui alors c'est déjà positif. Nous devons suivre cette évolution globale, il y a des choses qui ne disparaissent pas (le livre par exemple) et d'autres qui font des passages éclairs (le mini disc)... Le futur est plus multidisciplinaire, le monde des spécialistes va se marginaliser encore plus, l'artiste visionnaire se doit être un touche à tout si il veut pouvoir trouver un terrain d'entente, une place où s'exprimer.

J'ai le sentiment que les marges artistiques de ces trente dernières années ont gagné la bataille dans ce qu'elles annonçaient : faillite d'un système, retour au rituel, hybridation homme-machine... Etant toi-même très impliqué dans la scène actuelle, quels sont les courants de pensée symptomatiques de la fin des années 2000 ? Quelles sont aujourd'hui les mouvances et les initiatives artistiques, toutes disciplines confondues, qui trouvent grâce à tes yeux et à tes oreilles ?

L'art numérique a pris une envolée puissante, tout simplement parce que c'est un art qui parle autant aux jeunes qu'aux intellectuels. Il y a une part importante de rituel dans l'art numérique (humain bourré de capteurs agissant sur une oeuvre interactive) mais je crois que c'est l'aspect le moins mis en avant. Le rituel touche beaucoup les quarantenaires dans la mesure où la plupart ont rejetés le passé dans les années 80 et ont voulu s'approprier le futur et la modernité de manière impulsive. Maintenant les jeunes de 20 ans sont peut-être impressionnés par quelques perfs SM dans certains clubs mais cela n'a pas la profondeur de mouvement comme le body art qui questionnaient vraiment. Cela rejoint ce que je disais avant, pour parler à autrui, l'artiste doit toucher à tout, utiliser autant les vieux outils que les nouveaux. En ce sens l'art numérique peut être, toutes disciplines confondues inclues, l'art d'aujourd'hui le plus médiateur, car il peut autant toucher au mental qu'au sens (grâce aux capteurs sensoriels qui permettent à nouveau des sensations physiques intuitives). Le rapport de l'art au corps reste encore à approfondir et on est loin du compte. Un jeu vidéo ou l'on doit danser sur des tapis bourrés de capteurs est plus parlant qu'une représentation trop déplacée du réel. Cette bataille des marges artistiques dont tu parles peut être gagnée à 100% si elle touche la conscience collective... C'est clair qu'il y a une brèche ouverte, au niveau de la perception, des sentiments et du travail personnel sur la conscience. L'homme change, il assume plus ces faiblesses et tente de les soigner, cela est certainement dû aux actes visionnaires du passé, mais cela reste également très localisé dans certains milieux, certains pays et cela ne touche pas toutes les civilisations de manière collective. En ce sens, notre inconscient collectif n'a pas encore l'amplitude du fondement de la sagesse, la bataille n'est pas terminée.

Le réalisateur Marc Caro me disait à l'occasion d'une interview pour La Spirale qu'il trouvait intéressant que notre époque voit la rencontre des sciences et de la spiritualité, la rencontre de deux mondes que tout opposait jusque-là. Ce que tu semblais rejoindre lorsque tu disais dans une interview publiée par le web magazine Obsküre que « la sagesse de l'homme du XXIe siècle réside dans l'amalgame des nouvelles technologies et de la terre, de la vitesse chère aux futuristes à l'absence de temps de la méditation ». J'aimerais si tu le veux bien que tu reviennes sur ce point qui me semble essentiel dans ton travail personnel, mais aussi dans certaines de tes collaborations, comme avec Von Magnet...

Oui, je réitère. C'est absolument fondamental de joindre les opposés. Les écoles de sciences commencent à travailler avec des artistes, subventionnent des installations et contribuent à l'évolution des outils technologiques. Je suis d'accord avec Marc Caro, maintenant la prochaine étape cela va être un travail en profondeur des disciplines opposées ensemble. Une recherche fondamentale et une vraie avancée peut se faire... Il ne faut pas oublier notre corps, c'est de là que tout part et c'est ici que l'on ressent le monde. Je crois que peu à peu la science, la spiritualité, les arts et mêmes les nouvelles technologies tendent à cela se qui reste positif. Mais malheureusement encore une fois ce n'est pas encore un travail profond des consciences collectives et cela reste dans des sphères aux chemins difficiles. Notre travail avec Von Magnet est de montrer le chemin de manière vitale, en touchant au sens de l'être lors des spectacles. Pour ma part je tente un pari difficile depuis dix ans, celui de faire ressentir l'humain grâce aux machines. Je considère que le goût de la terre est aussi dans les machines comme à l'intérieur de nous. Il y a des sons, des formes, des couleurs, qui le révèle. Il paraît également nécessaire que l'on repense la notion de temps. Tout s'est accéléré à un point que seule l'explosion finale laisse de l'espoir quant à la méditation. Ce qu'on voit chez les uns, poussières de notre civilisation, quand le « burn-out » est leur bouée et leur visa vers une nouvelle conscience de la vie, on le constate à une dimension plus planétaire, comme si chaque pays était un être vivant, qui peut craquer à tout moment ou se reposer et prendre le temps... Quand on comprendra que tout est dans tout sans vouloir l'appeler nécessairement bouddhisme ou philosophie cagienne... l'homme passera un cap primordial.

Outre tes projets musicaux personnels et tes collaborations artistiques, tu t'es investi dans une structure Les Arts Minis et tu participes à la programmation de l'Electron Festival à Genève. Qu'est-ce qui a motivé ton investissement dans ces activités ?

Les Arts Minis est une structure que nous avons créé pour monter des événements autour d'arts contemporains, de la danse, de la photographie contemporaine, etc... Nous organisons des événements de type « lieu centraux » de festivals comme la Biennale de l'Image en mouvement où nous programmons des spectacles particuliers (comme par exemple faire mixer des réalisateurs de cinéma comme dj's !)... Nous avons aussi édité des cds et le livre de Mimetic. Le festival Electron est un événement important sur Genève maintenant. Nous accueillons autour de 10 000 personnes sur quatre jours à Pâques (édition 2009 du 9 au 12 avril). Depuis deux ans, je programme des spectacles dits « spéciaux » alliant musique électronique live avec de la danse contemporaine, cette année nous aurons quatre spectacles de ce type. Il y a aussi des conférences et j'encourage aux collaborations inédites entre musiciens de styles complètement différents ou de notoriétés différentes... Je n'ai pas le droit de te donner des noms maintenant, mais cela vaut le coup dans le sens où nous privilégions les collaborations exclusives et il y une grande marge de groupe underground, beaucoup de découvertes et des musiques électroniques de styles très variés, voire opposés...

Tant dans ce livre que dans plusieurs interviews que l'on peut lire sur Internet, tu annonces la sortie prochaine d'un nouvel album moins sombre. Un point semble-t-il important puisque tu le soulignes à plusieurs reprises. Comment analyses-tu cette évolution ? Est-ce lié à ton parcours personnel, peut-être à d'autres facteurs extérieurs ?

On peut déjà avoir un aperçu de cette évolution dans les cds présents dans le livre qui sont beaucoup moins dans une lignée sombre que les précédents. C'est véritablement une volonté de ma part de montrer qu'il est possible de faire quelque-chose de profond tout en étant moins sombre. Il y a une grande part de l'electro d'aujourd'hui qui utilise beaucoup d'ingrédients de la musique sombre des années 80. Malheureusement beaucoup des ingrédients profonds et primordiaux ont été mis de côté pour correspondre à ce que le grand public attend. Comme par exemple l'aspect rituel, le charisme des musiciens, la démarche artistiques de décalage recherchée à l'époque a été évincé au profit de la facilité d'utilisation des nouvelles technologies et le fait qu'il est très facile de nos jour d'enregistrer un cd chez soi. Mais le plus sombre dans les années 80 ce n'était pas forcéement les voix graves ou les synthés basiques et les boite à rythmes, c'était le propos. Aujourd'hui je ne connais pas vraiment d'artiste de la trempe d'Alan Vega, prêt à se faire cracher à la gueule par les rockeurs parce qu'il gueule sur fond de boite à rythme, on est plutôt entouré de petit minets propres qui ne débordent pas à part en prenant des substances, ce qui est plus que facile... Il y a un monde entre l'être sombre qui cultive sa déprime et le fêtard qui fait semblant d'être léger.

Je faisais plus haut référence à La Crise de transformation selon Norman Spinrad. Qu'est-ce qui te donne envie de poursuivre, d'espérer ?

Principalement les rencontres. Le fait qu'à l'autre bout de la planète une personne se bouge pour faire ressentir des vibrations inédites à une tranche de population. Je vous encourage à visiter le site Camera War.tv dans lequel vous trouverez un point de vue sur le monde. Chaque lundi des nouveaux petits films sur le quotidien mondial sont présentés avec parfois de la musique de Mimetic. Ces créations sont des reflets de ce monde traduits par l'oeil du réalisateur Lech Kowalski (D.O.A, Born to Lose, East of Paradise, Winners & Losers, ...) et c'est cru. On plonge directement au coeur de questionnements vitaux qui peuvent bouleverser, c'est une démarche profonde et peu facile qui peut rejoindre les travaux de performers par exemple, ou de personnalités comme Genesis P.Orridge qui appuient là où ça fait mal. J'ai rencontré Lech dans un taxi à Naples. Je dirais donc que le voyage donne envie de poursuivre car il permet de plonger sous des rochers inexplorés encore à ce jour. Mais le voyage est une conscience, le déplacement n'est profond que dans la mesure où il déstabilise. On peut aussi voyager avec son propre monde, se déplacer en bloc et ne rien vivre. La démarche réelle de transformation personnelle part donc de l'intérieur, c'est quand on réalise à quel point on ressemble à ce qui nous fait peur !

 



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A PROPOS DE CET ARTICLE

Titre : MIMETIC alias JEROME SOUDAN

Auteur(s) : Laurent Courau

Genre : Interview

Copyrights : Laurent Courau

Date de mise en ligne : 14/01/09

 
PRESENTATION

Une interview de Jérôme Soudan, alias Mimetic, réalisée à l'occasion de la sortie de son livre One More Than Nine qui retrace dix années d'aventures artistiques et d'explorations électroniques. Le témoignage à coeur ouvert d'un artiste complexe et intriguant, figure essentielle de la scène underground européenne.

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