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Enregistrement : 03/02/09
Mise en ligne : 03/02/09

Anne Théron est une artiste qui travaille sur plusieurs fronts, comme on combat sur plusieurs fronts. Elle écrit des romans, met en scène des pièces de théâtre et réalise des films. Son exigence en ce qui concerne l’écriture et la mise en scène la conduit nécessairement à forcer les cadres habituels.

Sa dernière création s’appelle amour/variations, elle se joue au théâtre, deux acteurs et deux danseurs interprètent un mélodrame, un amour impossible dans un décor étouffant de chaleur, où l’on sentirait presque la poussière rouge des livres de Faulkner s’il n’y avait des vignes. Il y a de la musique, de la danse, des images projetées. Pourtant, on est au théâtre.

Désormais incontournable au théâtre, Anne Théron reviendra au cinéma en 2009, avec un long métrage.

Les prochaines dates d'amour/variations :

Théâtre de l'Espace, Scène Nationale de Besançon

. les 5 et 6 février 09

La Comédie de Béthunes, Centre Dramatique National
. les 14, 15 et 16 avril 09



Comment es-tu arrivée à amour/variations ? Quel est le cheminement de ton travail ?

Bizarrement, je suis quelqu’un qui a toujours voulu faire de la mise scène, mais je suis d’abord passée par l’écriture. Vingt-cinq ans plus tard, l’écriture est devenue quelque chose d’essentiel pour moi, alors que maintenant je fais plutôt de la mise en scène. J’ai commencé par écrire, plus tard j’ai travaillé avec les images, réalisé des films. Ce sont des comédiens qui m’ont poussée à aller vers la mise en scène de théâtre. Même si j’y pensais depuis quelques temps. Autre paradoxe, ce n’est pas le texte qui m’a amenée à la scène, c’est la danse. C’est très clairement l’influence des flamands, notamment de Wim Vandekeybus. Enfin, je suis arrivée à la scène et il a été immédiatement évident que je ne me trouvais pas dans la logique des codes théâtraux. Je ne cherchais pas à faire des spectacles, mais plutôt des objets, c'est-à-dire des propositions avec un certain nombre d’entrées et pas seulement dans la direction d’acteurs. Un travail sur l’image, sur le son, pour arriver à une logique de la sensation plutôt qu’à une logique de la narration.

Penses-tu souvent à l’œuvre d’après ?

J’ai toujours plusieurs projets qui mûrissent lentement, jusqu’à une certaine évidence. Pour amour/variations, c’est une idée qui remontait à plusieurs années, mais c’est aussi lié à la rencontre avec la comédienne Nirupama Nityanandan que j’avais envie de diriger. J’avais envie de travailler autour de l’amour, de l’impossibilité de l’amour et du désir. Je trouve que ce sont des thématiques qui appartiennent au cinéma et certainement pas au théâtre. Parce que le désir passe par le regard, celui qu’on pose sur l’autre, qui fait de lui l’objet du désir. Cela passe donc par le champ, contre-champ. La logique du théâtre passe par la scène c’est à dire un seul plan, la syntaxe du cinéma, c’est plan après plan, ce sont donc des syntaxes différentes. Ce qui m’intéressait était de m’affronter à cette soi-disant impossibilité, celle de mettre le désir en scène au théâtre, de le travailler sur un seul plan. J’avais pensé à repartir de Moderato Cantabile de Duras, mais c’était très compliqué d’obtenir les droits. Puis mon équipe m’a dit que puisque j’écrivais, je n’étais pas forcée de reprendre le texte de quelqu’un d’autre. Le texte s’est mis en place très vite. Je crois qu’il était là et qu’en fait, une fois que j’ai eu admis que c’était à moi de l’écrire, il était simplement présent. Il a littéralement coulé et c’est agréable de constater que parfois, on n’écrit pas, ça s’écrit.

Tu assembles théâtre, cinéma, musique, danse …comment ?

C’est une approche qui joue sur la transversalité. Ce sont des objets complexes, pas compliqués, mais complexes. Ils proposent un certain nombre d’entrées, toujours avec cette ambition de travailler sur la sensation et non sur la narration. Effectivement, on n’est pas sur des personnages mais sur des corps, des voix, des corps qui incarnent une parole, qui la donnent à entendre et qui emmènent dans une ambiance, dans une atmosphère, dans une sensation. Il faut arriver avec une équipe complète, c’est un point commun avec le cinéma. Les gens de l’image, de la lumière, du son, tout le monde est là dès le premier jour. L’objet s’est construit en avançant tous de front. C’est épuisant, surtout en six semaines, ce qui est très court. Il n’y a pas de recul possible. Et chacun amène sa pierre. D’autant que c’est une pièce qui est écrite pour deux comédiens et qu’il y a quatre personnages sur le plateau. Ce que je cherche depuis que je fais de la scène, c’est donner à voir tout ce qui n’est pas dit. En fait, je ne crois pas à ce que racontent les personnages, ce qui est étrange puisque je viens du texte.

C’est une méthode de travail ?

J’essaie de créer des images à la scène, un peu comme Castelluci, Pippo Delbono, Bob Wilson ou Joël Pommerat créent des images chacun avec son écriture. Nous sommes un certain nombre de metteurs en scène à nous situer dans une esthétique qui relève d’une mise en scène plus globale. Il ya a bien évidemment une part de direction d’acteurs, surtout dans cet objet où sur les 4 interprètes il y a 2 danseurs. J’utilise des images vidéo, mais je voulais travailler avec les danseurs pour créer des images sur la scène, qui déclenchent l’imaginaire du spectateur. Ces danseurs ont un double statut, ils représentent les protagonistes de l’histoire qui est racontée, mais ce sont aussi des doubles, de pures projections de ce qui est interdit, de ce qui est fantasmé par les deux personnages parlants. Tout ce qui appartient à leur imaginaire, à leurs interdits parle par le corps des danseurs. Les deux personnages se racontent leur histoire par l’intermédiaire d’une passion qui a été vécue par un autre couple. Un amour malheureux au sens fort du terme. C’est un mélo, et aussi un mélo politique : ces gens-là sont des pauvres, qui n’ont rien. L’amour est leur seul espoir, c’est l’une des raisons qui fait que le personnage de Niru ne peut pas vivre cet amour, parce que s’il se terminait, elle n’aurait vraiment plus rien. Cela reste un espoir. A la scène, à la différence du cinéma, il n’y a jamais ce moment où c’est dans la boîte. Ce n’est jamais dans la boîte ! Le théâtre, c’est du spectacle vivant, vivant, l’adjectif est important. On recommence à chaque fois et il faut que l’interprète, au sens ou Glenn Gould en est un, fasse en sorte que l’objet, la partition, existe. Au début, ce n’est pas facile pour les interprètes de travailler avec moi parce qu’ils ont l’impression d’être relégués au second plan, alors qu’en fait, ils sont plus que jamais essentiels dans les objets que je fabrique avec la compagnie. Si les interprètes ne sont pas bons, l’objet n’a aucun sens. C’est pour cela que je souhaite continuer à travailler avec certains interprètes, parce qu’ils sont détenteurs d’une mémoire qu’on a en commun. Je travaille les textes comme des partitions, il y a un travail sur la voix, sur le placement de la voix. Il n’y a rien à jouer, les acteurs le savent bien, leur travail c’est d’incarner, de faire entendre. Cette incarnation a un son, ce qui permet à Jean-Baptiste Droulers de composer une bande-son, un des moments du travail que j’adore. Tout ce tissage suggère forcément du hors-champs, que ce soit le son ou les projections vidéo, ce qui est à l’opposé du cinéma où l’image est le champ. Finalement, à la scène, le champ c’est le corps des interprètes.

Où en es-tu de ton projet artistique, quelle est la trajectoire ?

C’est un moment extrêmement important. Concernant la mise en scène, j’ai appris une chose. C’est que le spectateur ne peut pas tout appréhender en même temps. Il y a des vidéos, du son, de la danse, de la parole etc. Or quand il y a trop, il n’y a plus rien, j’apprends vraiment à travailler le rythme, tout en gardant cette sensation de densité, et puis la volonté de dégraisser quand tous les éléments sont là pour parvenir à un certain minimalisme.

J’ai envie aujourd’hui d’être plus proche des interprètes. Le travail sur amour/variations a été douloureux, tout le monde a souffert. Je regrette de ne pas avoir pu consacrer davantage de temps aux interprètes. C’est comme ces grands dîners où il ya une ambiance de liesse collective, mais où finalement on a l’impression de n’avoir vu personne. On va peut-être travailler plutôt sous forme de sessions, progresser pas à pas.

On trouve une conscience politique aigüe dans ton travail. Sans culture, pas de résistance ? Pas de survie ?

La conscience politique est à plusieurs niveaux. Il faut se méfier des pièces qui ont de grands discours politiques. Pour moi, la conscience politique est dans la manière de travailler, dans des égalités de salaires par exemple. Ça paraît anecdotique mais ça ne l’est pas, parce que l’argent est le nerf de la guerre y compris dans le secteur artistique. Dans une équipe, je considère que je ne travaille qu’avec des créateurs, qu’ils soient sur la scène ou derrière les régies. Considérer que l’autre est un être en soi est déjà un acte politique essentiel.

L’acte artistique est aussi un acte politique. Ce qui constitue un individu, c’est sa conscience, son imaginaire et son besoin de beauté. Nous vivons dans un monde que je considère comme pornographique, dans lequel on passe sur le corps des gens ; l’acte artistique est à l’opposé, puisqu’il consiste à faire du lien avec l’autre. C’est la raison pour laquelle il est hors de question que j’utilise le terme de public, ce mot qui évoque une masse informe. Depuis que Monsieur TF1 nous a expliqué ce qu’était le public, c’est plus que jamais un terme qu’il faut bannir. Il ya des spectateurs, c'est-à-dire des singularités, des êtres humains avec lesquels on construit du lien. Si on part de l’hypothèse qu’un individu est constitué par sa mémoire, ce à quoi je crois profondément, je fais partie de cette humanité qui créée de la mémoire et de la beauté. J’étais récemment en Toscane, quand je vois les tableaux de Raphaël ou du Titien, c’est à chaque fois quelque chose qui me nourrit et qui me donne de la force, qui me rend une certaine fierté. Quand je suis face au monde politique et économique, qui n’est finalement qu’un seul monde, je ne suis pas heureuse d’être dans ce monde. Si l’acte artistique est devenu cette chose essentielle pour moi, c’est parce qu’il y a quelque chose dans ce monde qui ne me convient pas. C’est définitif et ça ne s’arrangera pas au vu de la situation actuelle. La résistance c’est ça, c’est de poser l’acte artistique, de revenir à la conscience et à la beauté. A ce qui fait que le spectateur va développer son propre imaginaire, sa propre lecture de l’objet, un point de vue, bref une conscience, et qu’on ne lui donne pas un spectacle clé en main.

On ne fait pas de la télé, ce n’est pas qu’on n’est pas là pour divertir, il y a de l’Entertainment de très haut niveau ; mais mon ambition est de proposer des objets qui emmènent le spectateur sur d’autres territoires et qui vont déclencher une logique émotionnelle qui fera mémoire. Je pense qu’aujourd’hui, l’acte artistique est le seul acte politique qui ait du sens.

2009 verra ton retour au cinéma ?

Je prépare un long métrage qui s’appelle Double Je. Un film fantastique, qui rejoint ce sur quoi je travaille au théâtre, essayer de dire à la scène tout ce qui n’est pas exprimé de manière explicite. La réalité est une chose complexe dont une part appartient à la fiction, au désir, à la création de chacun. J’aime le cinéma de Cronenberg, de Lynch, des films qui m’emportent dans des univers ou l’on n’est pas dans des logiques de narration mais de sensation. Avant Rivette, le terme de mise en scène n’existait pas au cinéma, c’est lui qui a amené ce terme. ça me convient bien, je suis un metteur en scène qui travaille sur des syntaxes différentes, celle du cinéma est différente de celle du théâtre, même s’il peut y avoir des territoires communs. Ces cinq dernières années, j’ai beaucoup travaillé à la scène, j’ai envie de revenir au cadre, au plan et à cette syntaxe-là.

 



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A PROPOS DE CET ARTICLE

Titre : ANNE THERON

Auteur(s) : Eric Ouzounian

Genre : Interview

Copyrights : Eric Ouzounian

Date de mise en ligne : 03/02/09

 
PRESENTATION

Anne Théron est une artiste qui travaille sur plusieurs fronts, comme on combat sur plusieurs fronts. Elle écrit des romans, met en scène des pièces de théâtre et réalise des films. Son exigence en ce qui concerne l’écriture et la mise en scène la conduit nécessairement à forcer les cadres habituels. Sa dernière création s’appelle amour/variations, elle se joue au théâtre, deux acteurs et deux danseurs interprètent un mélodrame, un amour impossible dans un décor étouffant de chaleur, où l’on sentirait presque la poussière rouge des livres de Faulkner s’il n’y avait des vignes. Il y a de la musique, de la danse, des images projetées. Pourtant, on est au théâtre. Désormais incontournable au théâtre, Anne Théron reviendra au cinéma en 2009, avec un long métrage.

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