PIERRE AXEL LÉOTARD I CORRIDOR ELEPHANT


Enregistrement : 04/06/2014

« La mutation n'aura pas lieu, nous nageons déjà en plein dedans », pour paraphraser Douglas Rushkoff, l'un des auteurs de référence de La Spirale. Et il appartient [encore et toujours] à chacun de nous de questionner le statu quo et d'affronter les véritables enjeux du millénaire naissant.

Des questions qui occupent encore une fois le coeur de notre entretien avec Pierre Axel Léotard. Personnage secret et résolument hors-normes, à la fois de par son activisme tout terrain, sa transition transgenre et son chemin de vie multiple ; le parcours unique d'une ancienne hôtesse de l’air d'Air Littoral, dorénavant photographe, écrivain et éditeur du magazine d'art contemporain Corridor Elephant, également aux commandes de l’une des premières maisons d'édition d’art numérique*.

Treize questions et autant de réponses au travers desquelles sont abordées l'importance du désir et du rêve, les libertés individuelles face aux normes sociétales et la nécessité de grains de sable dans les rouages d'une machine collective, à une époque où tout se définit dans l’accélération.


* Structure avec laquelle La Spirale entamera une collaboration dès la rentrée prochaine, par le biais d’une nouvelle collection d'ouvrages mutants.

Propos recueillis par Laurent Courau.



© Corridor Elephant
Portrait de Pierre Axel Léotard par Farrah Diod


On te connaît bien sûr comme écrivain, mais aussi comme photographe, comme militant et comme travailleur social, ou encore pour les initiés comme chef cuisinier et diététicien. Qu'est-ce qui a motivé ces mille-et-une incarnations et de quelle manière te définirais-tu aujourd'hui, en imaginant que ta réponse sera peut-être différente après-demain  ? (sourire)

Je suis une ancienne hôtesse d’Air Littoral, compagnie aérienne avalée par KLM au début des années 2000. J’ai été bouquiniste sur les quais parisiens, non loin de l’Hôtel de ville avec un faible pour l’ésotérisme, le féminisme et le polar. J’ai fait partie de la grande famille de Canal Plus durant cinq ans. J’ai eu la chance de photographier les débuts de Rachida Brakni ou d’Anna Mougladys, à l’époque où elles étaient encore élèves au Conservatoire National d’Art Dramatique, ou de voir Patrice Chéreau diriger ses acteurs. J’ai en photo les premiers défilés de Rick Owens Couture, les derniers d’Adeline Andrée. J’ai passé un CAP cuisine autant par curiosité que parce que ce type de métier me permettait de travailler où que je sois dans le monde, la diététique n’a été que la continuité de cette curiosité. Je ne crois pas au hasard des choses et je crois que la vie est faite pour être explorée et vécue telle qu’on la désire et non telle qu’une norme de quelque ordre que ce soit la conseille ou l’impose. Je ne pourrais pas me définir autrement que comme un curieux et je ne pense pas que cela change au temps qui passe.

Je ne vais pas te demander de nous retracer ici en détails le parcours du combattant d'une personne en transition, puisque tu as consacré un livre entier à cette question, Mauvais genre. Par contre, j'aimerais que tu reviennes sur les stérilisations forcées, les réassignations sexuelles obligatoires et la qualité a priori exécrable des opérations chirurgicales de changement de sexe proposées en France. Qu'est-ce qui explique cet état des lieux quasi moyenâgeux ?

En faisant un raccourci, je répondrai que cet état des lieux pour le moins catastrophique en terme de prise en charge médicale et de respect des droits humains est induit par un facteur historique, d’une part, et une culture judéo-chrétienne donc monothéiste, d’autre part : la France reste la fille aînée de l’Église Catholique [Sic…].

L’influence de la psychiatrie est aussi très forte. Il y a en Europe deux grandes écoles de la psychiatrie : d’un côté, l’Allemagne et l’école freudienne, et, de l’autre, la France et l’école lacanienne. Résumer Lacan en étant extrémiste pourrait se faire ainsi : toute névrose est pathologique et toute pathologie se soigne, là où Freud apprend plutôt à vivre avec… (et non, je ne suis pas freudien !).

Plusieurs questions en découlent. Qu’est ce qu’une névrose ? Où commence-t-elle ? La médecine brandit la « névrose » dès qu’elle isole un comportement apparaissant comme anormal, inconfortable à vivre ou… minoritaire. À partir de là tout a été et reste possible (pour mémoire, par exemple, l’homosexualité n’est plus considérée comme un trouble psychiatrique depuis seulement 1992…).

En France, la transsexualité est encore considérée comme une maladie psychiatrique et comportementale. La transition comme la réassignation sexuelle (en sachant que la première induit automatiquement la seconde dans la pratique du système hospitalier français) sont perçues comme une thérapie destinée à soigner le malade atteint de la « maladie transsexuelle » et non comme une transition intégrée dans un parcours naturel de vie. Le médecin français « fabrique » un homme ou une femme sans se soucier de son confort psychique ou physique ; il n’est là que pour le ou la ramener à une normalité sociale. Pour la psychiatrie française, on ne peut donc faire une transition sans qu’il y ait réassignation sexuelle : on est un homme ou une femme, mais obligatoirement avec tous ses attributs, quelle que soit la volonté du patient.

Sur le plan juridique, le changement d’état civil français repose sur une jurisprudence inspirée des recommandations hospitalières : elle impose la réassignation sexuelle et la stérilisation de la personne trans'.

Concernant la vaginoplastie pour les femmes transsexuelles, c’est une opération qui se pratique en France et qui induit une stérilisation de fait. Pour autant, la sécurité sociale ne prend pas en charge les réassignations faites dans en médecine privée et seuls les hôpitaux publics sont habilités à effectuer des vaginoplasties. Il en résulte une chirurgie vieillissante de trente ans. Par exemple, le chirurgien qui officie à l’hôpital Saint Louis est réputé pour faire les vaginoplasties les moins profondes du monde…

En revanche, pour les hommes transsexuels, il faut savoir que les chirurgiens hospitaliers français ne savent pas faire de phalloplastie. La justice se trouve donc face à l’impossibilité de pouvoir obtenir de la médecine française une phalloplastie et donc d’obtenir ce qui apparaîtrait comme le corps d’un homme. On exige alors sa stérilisation ou, pour être plus exact, l’impossibilité pour ce que la société considérera comme un homme de pouvoir donner la vie…

Qu'est-ce qui a changé depuis le décret de Roselyne Bachelot, qui a retiré les « troubles précoces de l'identité de genre » de la liste des affections psychiatriques en 2010 ?

Strictement rien en dehors d’une circulaire et certainement de quelques échauffements de photocopieurs !

Le prise en charge médicale n’a pas bougé d’un iota, voire s’est appauvrie. La médecine privée est de plus en plus surveillée par la sécurité sociale. Le seul grand changement de cette clownerie réside dans la suppression d’un APL (allocation financière) que les personnes transsexuelles ne peuvent plus demander au titre du trouble mental.

Serais-tu favorable à la création d'une nouvelle identité de genre, ni homme, ni femme ? Et si c'est le cas, comment envisagerais-tu cet élargissement de notre état-civil ?

Je crois que ce qui m’a le plus pesé tout au long de mon parcours politique a été que pour des raisons politiques justement, je ne pouvais pas défendre ce que je ressentais réellement. Je mentirais en disant que je suis un homme et je mentirais également si je disais qu’un jour je me suis senti femme. Je suis comme un grand nombre d’entre nous (au moins 70%), non réassigné sexuellement. Je le suis par choix ou par évidence, je ne peux et ne veux ni renier le corps dans lequel je suis née, ni mon histoire biologique (je n’aurai jamais de cancer de la prostate, et non, ce n’est pas une question de chance !).

Je suis un troisième genre, partie prenante du masculin, comme du féminin. Si cet état est reconnu dans toutes les cultures ternaires, quelles que soient les époques (on en trouve des traces jusqu’à l’époque sumérienne), ce que je suis n’existe pas dans les trois principales cultures monothéistes réparties dans le monde et qui définissent la norme d’aujourd’hui. Certains pays, tels l’Australie, ont créé une troisième identité. Ce progrès que je salue soulève toutefois deux points qui pourraient s’avérer problématiques :

- Le document d’identité délivré n’est valable que dans le pays, ce qui veut dire que le passeport de la personne la définit soit comme homme, soit comme femme et cela jusqu’à ce que les nomes internationales évoluent.

- Choisir de s’identifier comme relevant d’un troisième genre dans une société qui n’en a toujours défini culturellement que deux relève de l’acception et de la revendication d’un état minoritaire (aujourd’hui le peu d’études faites s’accordent à dire que 0,01 % de la population relève d’un « troisième genre »). Or nous évoluons à une époque que l’on ne peut pas définir comme totalitaire, mais qui est loin d’être tolérante. Si j’étais parent d’un enfant transsexuel, je ne suis pas sûr que je serai heureux à l’idée qu’il soit catalogué par ses papiers comme une minorité biologique.

Ce possible élargissement relève pour moi aujourd’hui d’une utopie sociale dangereuse pour les personnes trans’, elles-mêmes.

Puisque tu viens de l'évoquer brièvement et que nous avons eu l'occasion d'en discuter ensemble, comment vois-tu l'avenir dans ce pays, en terme de libertés individuelles ? On sent déjà bien les tensions sociales qui se cristallisent en France autour du mariage homosexuel et de l'homo-parentalité.

La liberté individuelle se caractérise par le droit et le respect à la différence, hors nous évoluons dans une société qui tend pour des raisons essentiellement économiques à l’homogénéisation… Nous ne sommes aujourd’hui absolument pas face à une régression visible des libertés individuelles, mais face à une suppression légalisée pure et simple, et ce au nom là encore d’une harmonisation autant sociale que sociétale. Plus que jamais, la différence est le grain de sable dans le rouage, le détail qui pourrait faire ralentir la machine collective à une époque où tout se définit dans l’accélération.

Pour en terminer avec le sujet sociétal hexagonal, où et comment te perçois-tu, intégré ou à la marge ? Et qu'est-ce qui a changé, dans la perception que tu as de ton environnement social et humain ?

Qu’est ce que l’intégration et qu’est ce que la marge ? La résultante d’une transition, douze ans après, c’est je suis plus que je n’ai jamais été, je peux enfin faire dans la totalité de mon être. Cette résultante fait que je me fous complètement de savoir où je suis… Mes papiers civils sont masculins, pour obtenir cela, j’ai accepté une stérilisation. Je suis caméléon, finalement, à qui l’état à refusé la moindre possibilité de laisser une trace dans le temps. Il n’y a pour moi ni marge, ni intégration voulue ou souhaitée, juste le désir de faire.

Est-ce que l'on dispose de statistiques sur le pourcentage de transsexuels et de transgenres sur notre planète ? Ma question sous-jacente étant de savoir si l'on observe des disparités importantes à travers les populations et les cultures ?

Une partie de la réponse se trouve déjà plus haut, mais l'on observe des disparités liées, encore une fois, à la culture. En Amérique du Sud, on en retrouve des traces de la transsexualité ou d’êtres possédant les deux genres dans la culture, comme dans l’histoire de l’ensemble des pays. On constate dans ces pays que les transsexuelles s’hormonent plus jeunes (souvent à l’adolescence pour faire pencher le corps dans le genre ressenti) et que seul un très faible pourcentage d’entre elles sont demandeurs de réassignation sexuelle.

Je lisais récemment sur le Tag Parfait, magazine en ligne consacré à la culture pornographique, que  le tag « shemale » serait dorénavant le troisième mot-clé le plus recherché sur les sites gratuits de vidéos X. Que t'inspire cet engouement onanique, est-ce que tu y vois les prémices d'un changement des mentalités ?

S’il y a une chose que je ne vois pas, c’est bien les prémices d’un changement ou d’une quelconque assimilation du troisième genre dans la culture ou le droit français.

La question transsexuelle a été très souvent portée par les médias grands publics sur ces cinq à sept dernières années. Avec elle, l’engouement érotique et sexuel qui en découle. La transsexualité de l’antiquité à nos jours a toujours été un sujet de fantasmagorie pour un certain nombre d’hommes ou de femmes biologiques.

Revenons à la photographie, puisque c'est par son biais que tu as rencontré Maîtresse Cathy. Et avant de nous intéresser à cette dernière, j'aimerais que tu nous parles du travail photographique sur les transformations du corps, que tu menais à cette époque...

La photographie est pour moi une illusion que je travestis en réalité. Un cliché est une image arrêtée complètement plane, donc en deux dimensions qui me donne la possibilité de créer l’illusion d’une troisième et donc d’un relief. Ce que je donne à voir n’est rien d’autre que ma vérité mais en aucun cas la réalité de tout à chacun. Ce travail initié il a plus de dix ans sur les transformations du corps porte sur tout type de transformations, et pas uniquement celle du changement de genre. Pêle-mêle on peut y ajouter la chirurgie plastique, le vieillissement naturel, le sur-développement musculaire induit par la prise de produits anabolisants, les peaux tatouées ou scarifiées, etc…

J’ai rencontré Cathy à une époque où je menais deux types de travaux en parallèles, un travail quasi constant sur les modifications corporelles et un travail en noir et blanc sur des portraits que j’associais en diptyque à des photos d’architecture.

J’ai rencontré Cathy pour les besoins d’un futur roman et c’est elle qui m’a proposé de faire un travail photo lors de séances de domination (qui sont des séances payantes pour le client). J’ai accepté sa proposition car pour moi le travail tournait encore une fois autour du corps. Dès les premières prises de vue (alors que je ne m’y attendais pas) s’est imposé à nouveau le fil conducteur de la transformation puisque le corps évolue au fil de la séance en fonction de ce à quoi il est soumis. J’ai dû photographier une dizaine de séances au total. Cela a donné naissance à un travail photo en noir et blanc que mon éditeur devait joindre à la biographie de Maîtresse Cathy, chose qu’il a finit par ne pas faire, craignant d’aller trop loin pour l’opinion publique.

Au-delà de la question transsexuelle, qu'est-ce qui explique selon toi l'engouement de cette dernière décennie pour le corps transformé et manipulé ? Je pense aux modifications que tu viens d'évoquer, tatouages et piercings compris, au BDSM et au shibari, à toutes ces pratiques qui ont le vent en poupe, jusque dans la mode et les médias de masse. Par certains côtés, j'y discerne une forme de renoncement, comme un aveu d'impuissance... On renonce à changer le monde, alors on agit sur son nombril. (sourire)

D’abord je dissocie complètement la ou les questions transsexuelles de « l’engouement pour le corps transformé », je reprends volontairement ton texte car je trouve l’expression très juste mais n’ayant aucun rapport avec des questions de genre qui, l’histoire le démontre de par leur ancienneté de la question justement, est un état de fait quelles que soient les époques faisant intrinsèquement partie de la construction de la personne que l’on nommera transsexuelle si elle fait une transition.

Au-delà de la question transsexuelle, je pense que l’époque, le mode de vie, l’évolution des codes sociaux, qu’ils soient culturels ou légaux, ont stéréotypé le comportement et l’échange social à un extrême tel sur ces deux dernières décennies que le corps devient un moyen d’expression face à l’Autre dans le sens générique et global du terme. D’où l’émergence du tatouage (de plus en plus visible, mains, visage, cou) ou de la scarification et ceux ne sont là que quelques exemples

Le progrès social a entraîné une vraie mutation de notre société qui attribuait jusque là des fonctions (dans le sens générique du terme, là aussi) propres soit aux hommes, soit aux femmes. La société de demain se retrouve face à une parité (qui en fonction de l’avancée culturelle du pays peut tenir autant de la parodie que d’une vraie réalité ). Le corps transformé est aussi un corps « muté », qui de plus en plus est amené à exercer une activité devenue mixte. Le corps s’y adapte tout autant que les modes de vie ou d’être.

En laissant Mauvais Genre de côté, pour son caractère largement autobiographique, qu'est-ce qui motive ton envie d'écrire Marie et les autres, Maîtresse Cathy, l'insoumise ou encore le nouveau livre sur lequel tu travailles actuellement et dont je ne dirai rien ?

Mauvais genre est un récit, non une autobiographie, et la motivation reste inchangée quel que soit le mode d’expression choisi (l’écriture ou la photo), elle tient à deux éléments :

Le désir de mettre en lumière les réalités d’un quotidien qu’un mode de pensée ou de fonctionnement généralisé a rendu irréel ou peu probable. Il y a dans Marie et les autres une volonté d’écrire sur la prostitution masculine et sur ses clientes et leurs possibles motivations. Sujet bien sûr dont on ne parle jamais, une pute, même le dictionnaire nous dit que c’est féminin.

Et puis je suis un rêveur, le tangible ne m’intéresse finalement que pour l’intangible qu’il sous tend. Écrire une fiction ou faire une photo, c’est transmettre une réalité qui n’est que celle du créateur, donc irréelle.

Parlons maintenant de Corridor Elephant, le magazine digital de photographies et d'arts contemporain que tu as lancé. Qu'est-ce qui a motivé ce projet ? Avais-tu le sentiment qu'une telle plate-forme manquait sur le web, malgré l'actuelle profusion de publications en ligne ?

La seule motivation de Corridor, c’est le désir, finalement, ce devrait le seul sentiment qui motive l’acte de faire. Corridor est un magazine expérimental. Il est né du constat qu’il n’y avait plus de publications papiers de photographes contemporains (ou si peu) et qu’il n’y avait aucune maison d’éditions d’arts contemporain numérique. De surcroÎt les trois-quarts des gros portails web consacrés à la photo ne sont que le prolongement de magazines papiers, ancrés dans le système sclérosé qu’est le marché de l’art contemporain, où le talent n’a plus grand chose à voir avec la cotation…

Promène-toi au rayon photo dans une librairie et dis-moi combien tu vois de livres de jeunes photographes ou de photographes contemporains en dehors d’une cinquantaine de grands noms dont on nous abreuve ? Ce média (la photo) qui est certainement un des plus pratiqués au monde et qui est autant un art qu’un mode d’expression n’est plus montré… purement et simplement.

J’avais envie que des jeunes photographes puissent montrer leur travail, que des amateurs de photos puissent se construire une bibliothèque d’eBook photos… Et à être honnête, j’ai des tas d’autres envies qui dépendront de la suite de l’aventure. Je crois qu’il peut y avoir une vraie place à un système alternatif dans l’art.

Et concluons enfin par une question dorénavant traditionnelle dans La Spirale, quel est ton ressenti sur l'époque que nous traversons et comment vois-tu l'avenir, d'un point de vue à la fois personnel et global ? Nous avons brièvement évoqué ces questions plus haut, notamment en terme de tolérance.

C’est une époque terrible et formidable à la fois, nous sommes à un tournant, toutes les questions mêmes les plus absurdes sont sur le point d’avoir une réponse, un espèce de point de non retour. La recherche d’un Éden a définitivement pourri la planète. L’être humain, dans le sens génétique du terme n’est déjà que le souvenir de lui-même. La notion de tolérance n’aura après-demain peut-être plus aucun intérêt si nous ne sommes capables que de produire des clones à la pensée unique….

Quand à moi, cela t’étonne si je te dis que je ne sais absolument pas de quoi mon demain sera fait ? Je sais juste que demain sera les poches remplies de désirs ou ne sera pas.

Amitiés.


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Titre : PIERRE AXEL LÉOTARD I CORRIDOR ELEPHANT
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Genre : Interview
Copyrights : La Spirale.org I Un eZine pour les Mutants Digitaux !
Date de mise en ligne :

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