Semaine 41 « Une revue de presse mondiale des cultures mutantes »

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Semaine 41 « Une revue de presse mondiale des cultures mutantes »

Un tigre mécanique erre dans une jungle chimique à Jakarta • À Tokyo, lasers, club culture et corps performatifs fusionnent chez MES • Le posthumain prend possession de Maribor • Tunis accueille une Biennale de l’Image en Mouvement traversée par la guerre, la mémoire et la transformation technologique • À Johannesburg, l’Afrique reprend la main sur ses propres imaginaires de l’intelligence artificielle • Singapour invoque Bruce Sterling pour ausculter les futurs numériques d’Asie du Sud-Est • Mexico brouille les frontières entre art numérique, musique électronique et culture underground • À Cracovie, le purgatoire de Waluigi devient performance interactive • Un musée fictionnel enterre déjà l’Internet humain • Le phénomène « Chinamaxxing » devient matière artistique • Tokyo accueille machines absurdes, théâtre physique et rituels industriels • L’avant-garde afrodiasporique investit Londres.

Musiques expérimentales, intelligence artificielle, corps augmentés, performances, installations, images en mouvement, club culture, techno-animisme et nouvelles mythologies. Un tour d’horizon international des cultures mutantes.

Vous êtes invités à nous communiquer vos communiqués et services de presse, mais aussi à nous faire part des publications qui ont attiré votre attention au moyen du formulaire présent sur chaque page de notre plateforme de contenus.

Illustration d’en-tête © 2030: Collective Resonance | Art from Taiwan (2026)

MES « RE-I » à Tokyo

Quand la culture des clubs et de la nuit colonise l’espace muséal. Le duo japonais MES mêle lasers, vidéo, performance et esthétique urbaine dans une exposition où le corps devient l’un des composants d’un environnement lumineux instable.

Source : PARCO Museum Tokyo — MES « RE-I »

Bagus Pandega + Kei Imazu « Wet » à Jakarta

Un tigre mécanique tourne inlassablement au milieu de peintures hydrochromiques, de réactions chimiques et de sculptures cinétiques. Derrière cette jungle artificielle se dessine une vision techno-animiste de l’extraction minière, de la guerre et de l’effacement progressif des écosystèmes indonésiens.

Source : ROH Projects — « Wet »

MFRU « I Sing the Body Electric » à Maribor

Le corps humain considéré comme une plateforme modifiable et mesurable, mais aussi piratable. La nouvelle édition du festival MFRU rassemble bio-art, performance et technologies numériques autour d’un posthumanisme où les frontières entre organisme, données et machine deviennent progressivement poreuses.

Source : MFRU 2026

Gwangju Biennale « You Must Change Your Life »

Sous la direction de Ho Tzu Nyen, la Biennale de Gwangju transforme histoire, technologie, mémoire et mythologie en matériaux spéculatifs. Une manière d’envisager l’Asie contemporaine non comme périphérie du futur, mais comme laboratoire de récits alternatifs.

Source : Gwangju Biennale 2026

Fak’ugesi « African Imaginaries » à Johannesburg

L’intelligence artificielle racontée depuis l’Afrique plutôt que projetée sur elle. Artistes et technologues africains explorent mémoire, imagination et futurs computationnels afin de produire leurs propres récits face aux modèles techniques et culturels importés.

Source : Fak’ugesi African Digital Innovation Festival

Biennale de l’Image en Mouvement « Becoming the Ocean » à Tunis

Des corps transformés en archives, des paysages devenus témoins, et l’image en mouvement comme interface entre guerre, migration, écologie, technologie et savoirs ancestraux. Seize nouvelles commandes internationales investissent une ancienne caserne de la médina de Tunis.

Source : e-flux — « Becoming the Ocean »

MUTEK Argentina à Buenos Aires

L’Amérique latine électronique envisagée comme laboratoire audiovisuel. Performances A/V, installations immersives et musique expérimentale composent un espace où les logiques du club, de l’art numérique et de l’installation cessent de constituer des disciplines séparées.

Source : MUTEK Argentina 2026

FORMA 404 à Mexico

Le code d’erreur devient programme esthétique. FORMA 404 réunit nouveaux médias, cinéma, musique électronique, installations interactives et cultures DIY dans une scène mexicaine qui assume volontairement la contamination entre galerie, dancefloor et underground.

Source : FORMA 404

« Islands in the Net » à Singapour

Bruce Sterling comme boussole pour naviguer dans les futurs numériques d’Asie du Sud-Est. L’exposition observe intelligence artificielle, extraction de données, culture mémétique et infrastructures réseau comme les matériaux d’une nouvelle géographie cybernétique régionale.

Source : Padimai — « Islands in the Net »

« Collective Resonance — Human, AI, Rituals and Virtual Memory »

Quand l’intelligence artificielle rencontre les survivances rituelles et la mémoire virtuelle. Des artistes taïwanais associent réalité virtuelle, projections immersives et systèmes génératifs pour interroger la transformation technologique des héritages culturels.

Source : MEET — « 2030: Collective Resonance »

Patchlab « Dream Sim » à Cracovie

Le rêve transformé en environnement calculable et la simulation en scène artistique. Réalité virtuelle, IA et performances audiovisuelles s’y croisent, jusqu’au curieux Waluigi’s Purgatory de dmstfctn, performance interactive peuplée d’identités artificielles.

Source : Patchlab 2026 — programme

Dead Internet Museum en Floride

Un musée consacré à un Internet supposément déjà mort. Entre exposition, jeu, fiction spéculative et archéologie numérique, le projet imagine un réseau progressivement saturé de médias synthétiques jusqu’à rendre indiscernables productions humaines et machinées.

Source : MAD Arts — Dead Internet Museum

« Chinamaxxing »

La fascination occidentale pour une Chine devenue décor du futur se retourne en objet artistique. Robots quadrupèdes, infrastructures, techno-esthétique et circulation des mèmes composent une exposition consacrée à cette nouvelle projection fantasmatique d’une modernité technologique asiatique.

Source : TIAT — « Chinamaxxing »

Lynn Hershman Leeson « First Person Plural » à Séoul

Une pionnière des identités artificielles revient au premier plan à l’heure où avatars, surveillance et agents numériques deviennent notre environnement ordinaire. Le Seoul Museum of Art consacre une importante exposition asiatique à plus d’un demi-siècle d’expérimentations sur les relations humain-machine.

Source : Wonder Korea — expositions d’octobre 2026

Perform Sharjah

Le corps comme instrument, territoire et protocole. La nouvelle édition de Perform Sharjah réunit performances et créations inédites qui déplacent les limites entre présence physique, participation collective, observation et environnement.

Source : Sharjah Art Foundation — Perform Sharjah 2026

Dadaruzu « Drooling Ferris Wheel » à Tokyo

Une performance qui ne cherche plus seulement à être regardée mais à contaminer physiquement la zone de confort du spectateur. Dadaruzu transforme l’espace public en situation instable, quelque part entre théâtre expérimental, happening et confrontation corporelle.

Source : Autumn Meteorite Tokyo — Dadaruzu

AKHE « Instructions for Well-Tempered Mistakes »

Planches, marteaux, cordes, bouteilles, scies, poudre et allumettes deviennent les composants d’une machinerie théâtrale volontairement déraisonnable. Le collectif AKHE perpétue une forme de rituel industriel low-tech où la catastrophe contrôlée tient lieu de dramaturgie.

Source : Autumn Meteorite Tokyo — AKHE

FILE « Dimensão Randômica » à São Paulo

Le hasard algorithmique sort de l’écran. La nouvelle section du festival FILE consacrée aux formes génératives et à la réalité augmentée propose des œuvres susceptibles de déborder littéralement l’architecture d’exposition pour recomposer l’espace physique.

Source : FILE São Paulo 2026 — « Dimensão Randômica »

« Flesh Witness » à Los Angeles

Les corps et les paysages du Pacifique comme archives des violences militaires et coloniales. Vidéos, sculptures, photographies et installations relient Corée, Okinawa, Philippines, Hawai‘i et Samoa dans une cartographie transpacifique des mémoires inscrites dans la matière.

Source : e-flux — « Flesh Witness »

« Always, Already There — Afrodiasporic Avant-Garde » à Londres

L’avant-garde musicale noire échappe enfin aux catégories périphériques auxquelles elle est trop souvent assignée. Pamela Z, Pat Thomas, NikNak, Elaine Mitchener et d’autres artistes occupent le Barbican pour trois jours consacrés aux formes expérimentales issues des diasporas africaines.

Source : Barbican — « Always, Already There »

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